TAI CHI CHUAN STYLE CHEN : STAGE RESIDENTIEL LES 3, 4 & 5 JUIN 2017

Posté par thierryschneyder le 15 février 2017

ASSOCIATION FRANCAISE D’ARTS ET PRATIQUES D’EXTREME-ORIENT

(AFAPEO)

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DATES : 3, 4 & 5 juin 2017

En Normandie à 15 mn d’Evreux (1H30 de Paris)

AU GRAND AIR LOIN DE PARIS !

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Du samedi 3 juin  à 14H au lundi 5 juin 2017 à 17H

en pension complète

CONTENU : Gymnastique taoïste, Daoyin Qi Gong,

Taïjiquan de l’école Chen

(style de Wang Xi’an)

Laojia Yilu & Erlu – Epée du style Chen – Tuishou

 

RENSEIGNEMENTS : Sylvain au 06 11 94 24 06

taoyin@free.fr

RESERVATION OBLIGATOIRE

 QUELQUES PLACES ENCORE DISPONIBLES

COMPLET

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DANSER AVEC LE TAÏ CHI CHUAN

Posté par spiritus le 29 octobre 2015

par Jean-Marc Dupuis

Le Tai Chi Chuan est à l’origine un art martial, c’est-à-dire un entraînement au combat, à la guerre.

Toutefois, rares sont les Occidentaux qui pratiquent aujourd’hui le Tai Chi dans ce but. Même en Chine, il est  majoritairement pratiqué comme une chorégraphie, orientée vers la coordination des mouvements du corps avec ceux du groupe. On vise la grâce du geste. On le pratique souvent en musique et c’est donc une danse absolument pacifique qui, nous allons le voir, a de multiples vertus pour la santé.

Le Taï Chi : la sobriété heureuse

Le Tai Chi Chuan ne nécessite pas de combinaison en lycra, pas de lunettes de soleil profilées, pas même de chaussures spéciales ! Pas de patch ni de chronomètre électronique, pas de raquette ni même de balle ou de sac. Le Tai Chi est résolument « low-tech ».

Des siècles de pratique et d’expérience en Chine ont montré son intérêt pour la santé. Depuis cinquante ans, il s’est progressivement enraciné dans la culture occidentale mais ce n’est que récemment que des études scientifiques ont porté sur le Tai Chi. Il est aujourd’hui recommandé pour un grand nombre de maladies chroniques comme :

  1. Les problèmes de dos et de genou
  2. L’hypertension artérielle et les autres problèmes liés au stress
  3. Les problèmes de circulation
  4. Les problèmes nerveux
  5. Les douleurs articulaires
  6. L’asthme
  7. Les maladies psychiques

Sans doute avez-vous déjà vu dans les parcs publics des groupes de personnes pratiquant le Tai Chi. Elles sont cinq à dix et font des mouvements lents suivant l’exemple d’un maître au physique en général asiatique. C’est très surprenant la première fois, on se demande s’il s’agit de fous ou d’une secte dangereuse !

En réalité pas du tout, il s’agit de l’art martial/activité santé le plus pratiqué au monde. Il se pratique dans un environnement naturel. Il consiste à prendre le temps de réaliser les mouvements pour lesquels notre corps est fait.

En Chine, les parcs publics et les plages sont chaque matin pleins de gens qui commencent leur journée par ces enchaînements de mouvements doux et lents. Des centaines de millions de personnes pratiquent le Tai Chi. Les Chinois considèrent le Tai Chi comme un exercice officiel et un trésor national. Son efficacité est d’autant plus importante que le pays n’a historiquement jamais été équipé d’un réseau médical et hospitalier sophistiqué.

Le Tai Chi est aujourd’hui très connu grâce à des documentaires télévisés. Tout un « business » s’est également développé autour. Toutefois, rares sont les personnes qui comprennent réellement la logique et toutes les subtilités de cet art. Même les maîtres expérimentés dans les autres arts martiaux n’en connaissent souvent que l’aspect superficiel.

Taï Chi : oui, mais lequel ?

Tai Chi Chuan est un terme générique. Il existe différents types de Tai Chi. Leur point commun est d’être composés d’une succession de mouvements lents. Au delà, tout dépend du maître à qui vous vous adresserez. Ce qui est sûr, c’est que le Tai Chi n’est pas du karaté ni du Kung Fu au ralenti. Les principes du Tai Chi authentique sont fondamentalement différents de ceux des arts martiaux violents.

Le Tai Chi est intéressant par de nombreux aspects. Mais j’estime particulièrement sa valeur pour :

  1. Entretenir votre Qi ou énergie vitale
  2. Solliciter votre corps et exercer vos muscles profonds
  3. Apprendre à comprendre et utiliser la structure de votre corps (squelette, muscles et tissus conjonctifs)
  4. Apprendre à vous concentrer sur le moment présent

Certaines de ces notions peuvent vous paraître un peu étrangères et difficiles à saisir, mais c’est en elles que se cache la magie du Tai Chi.

C’est en vivant chacune d’elles que les personnes qui pratiquent le Tai Chi améliorent leur santé et leur bien-être à tous les niveaux.

Se libérer du stress, des douleurs, des tensions

Au cours de l’apprentissage, vous ressentez cette impression d’être plus en accord avec vous-même et avec votre environnement. Cette impression de maîtrise, de prise de contrôle, provient aussi du fait que le Tai Chi est un art guerrier, une technique de combat. Même si ce n’est pas le but premier, il n’empêche que vous développez un sentiment d’assurance qui correspond à une réalité : vous devenez mieux capable de vous défendre et de faire face aux dangers qui peuvent surgir autour de vous.

L’énergie vitale, ou Qi, est la force qui anime les êtres humains comme tous les êtres vivants. Le Tai Chi Chuan rééquilibre le Qi, améliore la santé, la longévité et la qualité de vie.

Les techniques de Tai Chi sont une façon originale de mettre à l’épreuve le corps et l’esprit, en les renforçant. Les mouvements lents, doux mais continus, augmentent la mobilité du corps et la résistance des muscles. Il font circuler la lymphe et évacuent les mucosités. Les bienfaits sont assez profonds pour contrer les effets délétères de long terme causés par le stress, les douleurs, les tensions dont souffrent de nombreuses personnes. Après quelques mois seulement de pratique, le Tai Chi permet de reprendre des activités physiques et de retrouver une liberté de mouvement que l’on pensait perdue depuis longtemps.

Les mouvements du Tai Chi consistent à aligner correctement la structure du squelette avec les tissus conjonctifs. À un haut niveau, le Tai Chi devient extrêmement précis et exige d’atteindre, avec les différentes parties du corps, des positions exactes au point d’être frustrantes de subtilité. Les os, les tendons et les ligaments doivent être alignés exactement de telle manière pour procurer un avantage mécanique, que l’on soit immobile ou en mouvement. Atteindre la perfection peut prendre beaucoup de temps, mais une fois que l’on a compris, l’avantage d’une bonne posture, d’une bonne stabilité et de l’économie de mouvement devient évident.

J’ai dit qu’un des intérêts du Tai Chi est d’apprendre à vivre l’instant présent. Aussi simple que cela paraisse, c’est sans doute la notion la plus difficile à atteindre pour la majorité des Occidentaux. À partir du moment où nous nous levons chaque matin, notre journée se passe sous un déluge de stimuli sensoriels. Nous sommes absorbés par le monde qui nous entoure.

Le monde de l’intérieur

Le Tai Chi nous enseigne qu’il y a un autre monde, tout aussi grand, et tout aussi important… le monde de l’intérieur.

Dans la philosophie du Tao, il est dit que tout ce qui est à l’extérieur est aussi à l’intérieur. Si nous passons nos vies à foncer sur des autoroutes, qu’allons-nous manquer de ce qui se trouvait au bord du chemin ? L’approche lente du Tai Chi ne se contente pas de nous permettre, elle nous oblige à atteindre un stade supérieur de conscience de soi. Les personnes qui s’initient au Tai Chi apprennent à cultiver deux états concomitants, celui de l’attention et celui de l’intention, et à les combiner en un « Un » indivisible. Cela permet d’éclaircir la conscience et d’avancer dans la vie d’une façon mieux réfléchie et plus enrichissante. En tant que tel, ce sont des ingrédients importants pour évoluer vers une meilleure santé et vers un plus profond sentiment d’intégration comme être humain.

Aussi séduisant que cela puisse paraître, le vrai défi est de le faire bien, parce qu’une pratique incorrecte ne produira pas l’ensemble des résultats désirés. Pour bien apprendre le Tai Chi, il est nécessaire d’avoir un bon guide et de s’engager à pratiquer fréquemment. Le Tai Chi Chuan est très beau à regarder. Le simple fait d’observer d’autres personnes le pratiquer donne déjà un sentiment de calme et d’émerveillement. Mais ce qui est vraiment important dans le Tai Chi échappe complètement à l’observation du premier venu. C’est l’expérience intérieure du Tai Chi qui est si précieuse, mais qui exige aussi tant de discipline pour l’atteindre.

Au minimum, il permet de se ressourcer en quittant pour un instant le rythme effréné de la vie moderne. Mais tandis que vous vous laissez entraîner dans les mouvements souples et lents d’une séquence de Tai Chi, c’est tout votre système psycho- et physiologique (corps/esprit) qui se détend (réaction parasympathique), incluant les fonctions cardiovasculaire, nerveuse et endocrine (hormones). Il produit notamment un effet régénérant, rajeunissant, et non cette sorte d’abrutissement de l’esprit que l’on pourrait attendre d’une si profonde relaxation. En calmant les esprits et en relaxant les corps, le Tai Chi offre, au niveau le plus fondamental, une oasis pour l’humanité moderne, qui la protège du stress et des distractions du monde.

Jean-Marc Dupuis

source : La Lettre Santé Nature Innovation

DANSER AVEC LE TAÏ CHI CHUAN sni_100x700_ban2

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QI GONG

Posté par spiritus le 27 juillet 2013

Le Qi Gong est une gymnastique énergétique d’origine chinoise, vieille de 5000 ans, dont les fondements prennent leur source dans la philosophie antique et la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC).

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Il utilise toute une gamme de mouvements simples, souples et lents, alliée à une respiration lente,  profonde et régulière qui entraînent  une détente de l’esprit,  le calme et la concent ration.

Le Qi Gong  vise à l’harmonisation de l’union du corps et de l’esprit. Il s’appuie sur une conception globale de la vie où l’être humain est un tout indissociable de la nature et de l’univers.

Le Qi Gong régule les activités fonctionnelles de l’organisme. Il permet de gérer son énergie et à se maintenir dans un équilibre dynamique.

Des études scientifiques chinoises démontrent  que le Qi Gong favorise la mémorisation, l’effort intellectuel, mais aussi l’imagination et la créativité.

 Le Qi Gong est ouvert à tous :  Pas de condition physique ou d’apprentissages préalables nécessaires, pas de critère d’âge ou de santé. Le Qi Gong s’adresse à toute personne cherchant à prendre en main sa santé, tant sur le plan physique que psychique.

 » Cette gymnastique millénaire a traversé le temps et les révolutions, fleurissant en centaines d’écoles, pour fournir au peuple chinois la moins coûteuse et la plus saine des médecines préventives. Rappelons qu’à l’heure actuelle, l’espérance de vie en Chine est identique à celle de la France, malgré des coûts de santé quarante fois inférieurs en dépit de conditions de vie infiniment plus rudes. La pratique du Qi Gong comme « sport national » n’y est sans doute pas étrangère : il n’est que d’observer tous ces vieillards alertes, pratiquant été comme hivers leurs exercices dans les parcs au petit matin, pour se convaincre de l’apport décisif de cette discipline sur la santé et la longévité.

En tant que gymnastique de santé, le Qi Gong est un véritable « trésor national » que le gouvernement chinois a toujours encouragé, tout comme il a encouragé le maintien de la médecine traditionnelle chinoise, se contentant d’en édulcorer les lointaines origines impériales. Rappelons tout d’abord que le Qi Gong n’est pas une simple gymnastique. Il touche aux différents niveaux de l’être humain (physique, énergétique, psychique), et exerce une influence naturelle sur le comportement et la spiritualité de l’individu.

La « sainte trinité » des qualités morales, à savoir l’authenticité ou véracité (Zhen), la bienveillance ou compassion (Shan), et l’endurance ou pardon (Ren), représente respectivement les trois vertus cardinales du taoïsme, du bouddhisme et du confucianisme, ces idéologies « impérialistes » que la révolution culturelle sous Mao avait eu toutes les peines à faire oublier. Le Qi Gong s’est développé comme une traînée de poudre en Chine, puis par la diaspora chinoise dans une quarantaine de pays en quelques années seulement. Le Qi Gong est une pratique notablement dépourvue de tout rituel religieux, d’intérêt mercantile, de hiérarchie de pouvoir ou de manipulation de conscience. » (C. Enderlin, chenmen.fr)

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TAI CHI CHUAN : UN ART MARTIAL ET UNE PRATIQUE DE SANTE

Posté par thierryschneyder le 26 août 2010

 

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Le Taï chi chuan (ou Taïjiquan) puise son origine dans l’histoire des arts martiaux chinois (Kung Fu Wu Shu).

Il est longtemps resté dissimulé et transmis « de bouche à bouche et de peau à peau » selon un système patriarcal strict. Il s’agit d’un art martial qui vise l’amélioration de l’être sur le plan physique, émotionnel et mental.

Le Taï chi chuan est composé d’une suite de mouvements harmonieux alternant lenteur et rapidité qui favorisent la circulation de l’énergie vitale.

Le Taï chi chuan est classé  parmi les pratiques internes et énergétiques (travail sur l’énergie interne, le « Qi Gong») qui le distingue des pratiques externes (utilisant la force physique). Cette distinction ne vaut que pour l’apprentissage, car l’interne et l’externe se rejoignent au fur et à mesure de la pratique pour ne faire qu’un, à l’image du yin et du yang.

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Le Taï chi chuan étudie des enchainements de mouvements (taolu) harmonieux exécutés avec concentration alternant lenteur et rapidité qui favorisent la circulation de l’énergie vitale. Puis vient la pratique avec partenaire du Tuishou (« mains collantes ») et du Sanshou qui  permettent de mettre  en application les mouvements de la forme à mains nues et de travailler l’écoute de l’autre.

Dans le Taï chi chuan, Il y a une union physique et mentale qui est recherchée, source de tranquilité, de lucidité et de puissance, permettant à l’homme de donner le meilleur de lui-même .

Travailler son « taï chi », c’est travailler sur l’énergie interne. Travailler son énergie, c’est gérer son économie. C’est ce qui différencie la pratique du Taï chi chuan d’une simple discipline corporelle ou sportive.

Accessible à tous, le Taï chi chuan se pratique à tout âge, quelque soit sa condition physique.

« Cet art martial n’est pas un combat contre soi-même, mais avec soi-même. Le but ultime du guerrier est d’être capable d’éviter le combat, ce qui nécessite un apaisement du corps, du coeur et de l’esprit. Contre toute attente, cette pratique impose de développer davantage le féminin en soi, en privilégiant le Yin au Yang. La connaissance et le respect de sa propre nature sont le chemin privilégié pour avancer dans l’existence et tenter de trouver une paix en soi. » (« Taiji Quan, itinéraire d’un défi » par Alain Caudine, La Maisnie-Trédaniel) 

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GRAND-MAÎTRE WANG XI’AN

Posté par spiritus le 24 août 2010

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Maître Wang Xi’an est issu de la 19ème génération du Tai ji Quan de style Chen. Né en 1944, passionné pour cet art dès son plus jeune âge, il est considéré aujourd’hui comme une référence mondialement reconnue.

En 1989, il se rend  en France pour la première fois, à l’initiative de Maître Wang Weiguo, entraîneur de l’équipe de France de Kung Fu Wushu (FFKAMA). Il entraînera les membres de l’Equipe de France de Wushu pendant deux semaines. Il est  reçu à cette occasion, par le futur Président Jacques Chirac,  qui lui attribuera le titre honorifique de citoyen d’honneur permanent.

Sous l’impulsion du Maître WANG Weiguo, un projet de création d’un Institut de Wushu en France fut alors envisagé avec Maître WANG Xi’an à cette époque, avec la participation des Maîtres Chen Zhenglei et Chen Xiaowang, mais qui fut finalement abandonné.

Par la suite, Maître Wang Xi’an reviendra en France à plusieurs reprises à l’invitation de Lac Le My et de Jian Liujun (Institut du Qimetao).

Outre les nombreuses compétitions régionales et nationales remportées en Chine, Maître Wang Xi’an  a été en 1997, en reconnaissance de son dévouement, élevé au rang des personnalités par l’État chinois comme « Grand Maître de Tai Ji Quan de style Chen », et « Entraîneur National d’études supérieures de Wu Shu ».

Occupant le plus haut poste à responsabilité pour l’enseignement du Tai Ji Quan à Chenjiagou, berceau du Tai Ji Quan en Chine, Maître Wang Xi’an a créé avec ses deux fils un institut privé en 2000, l’IRAP Chine,  pour former de nombreux professeurs.

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Depuis plus de 20 ans,  Maître Wang Xi’an est régulièrement invité en France pour l’animation de stages de perfectionnement.

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Ses élèves  ont remporté des centaines de médailles d’or et d’argent en Chine et à l’étranger. Ils se sont particulièrement illustrés en 2012, lors des championnats de Wushu en remportant toutes les  médailles en catégorie combat. En effet, dès les 1/4 de finale, il n’y avait plus que des élèves de taïjiquan style Chen de son école, entraînés par son deuxième fils, Maître WANG Zhanjun,  invaincu dans les compétitions de Tuishou (la poussée des mains) depuis 1993.

 

Master WANG Zhanjun vs Master Sumo Yokosuna Akebono (229kg).

 

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LE CHANT DE LA BALLE DE CHEN CHANGXING (1771-1853)

Posté par skystars le 19 avril 2017

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Tenez vous droit, avec l’esprit posé dans le Dan Tian
Rentrez la poitrine et étendez la taille, ainsi que la distance entre les pieds et les épaules.
Changez le mouvement quand les mains sont sur l’estomac.
Respirez naturellement en combinant l’interne et l’externe
Tenez la balle et imaginez qu’il y a un axe
Cet axe fait face au Dan Tian et est le centre de toutes les directions.
Quand le Yang du Ciel et yin de la Terre s’élèvent et descendent,
[=avec les changements du yin-yang]
Les mains changent.
Yang et yin ne se séparent jamais et roulent régulièrement en cercles dans un sens ou dans l’autre,
Le feu et l’eau sont face à face dans les spirales ou les cercles.
Ils ne rompent jamais le fil de soie, en tirant ou en esquivant des deux côtés.
Le mouvement se répète à droite, à gauche, en oblique et en avant
Le mouvement change du vide au plein comme on décoche une flèche.
Vent et Tonnerre sont face à face, la montée et la descente changent facilement.
En combinant le vide et le plein à volonté, Je protège mes racines en tournant horizontalement ou en revenant.
Si vous abandonnez vos racines vous serez jeté à terre.
Les yeux tournent vers la droite quand la main droite tient la balle
Soulevant le pied gauche, et repliez-vous sur la gauche
La main gauche tient la balle à droite, la hanche droite est relâchée [avancez le pied droit]
La gauche et la droite sont reliées au yin-yang. [et unies eu centre]
Avancez soudainement et reculez soudainement,
Regardez à droite et à gauche
Disparaissez soudainement et soudainement apparaissez,
En roulant la balle de façon continue,
En pratiquant les formes et en comprenant l’énergie, oubliez les informations des mains.
Appliquez vous à ce que de l’intérieur vers l’extérieur
L’énergie du DanTian jaillisse d’elle-même.
N’essayez pas de rattraper [la balle] quand elle tombe accidentellement,
Sinon vos mains et vos pieds seront blessés.
Pratiquez encore et encore,
Et de bonnes choses finiront par apparaître.
Il y a une balle de taiji à l’intérieur de l’estomac,
Et vous pouvez en sentir l’agréable sensation [sucrée et amère]
Après avoir pratiqué durement.

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LE TAÏ CHI, UNE PRATIQUE PHYSIQUE POUR LE BIEN-ÊTRE

Posté par thierryschneyder le 7 mars 2017

Par le Dr Didier Pembedjoglou

Hôpital de la Timone Adultes, Marseille

 

Art martial traditionnel d’origine chinoise, le tai-chi s’inscrit comme une discipline à la frontière du sport de combat et de la gymnastique. Réputé en Chine pour ses bienfaits thérapeutiques, de nombreux travaux ont étudié les répercussions de ce sport sur la santé des pratiquants. Zoom sur la littérature médicale…

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Le Tai-Chi comporte un ensemble de mouvements exécutés avec lenteur et précision.

PRÉSENTATION DU TAI-CHI (TAI JI QUAN) 

Une branche de la médecine chinoise

L’expression Tai Ji Quan se compose de trois idéogrammes, dont les deux premiers signifient littéralement « faite suprême » et incluent à la fois des notions d’équilibre dynamique et le but à atteindre. Le troisième caractère, Quan, signifie « poing » ou « combat à mains nues » et comprend la dimension des arts martiaux. Les trois caractères peuvent donc se traduire par « combat suprême » avec un adversaire ou avec soi-même.

Dérivé des arts martiaux traditionnels, le tai-chi est une discipline corporelle d’origine chinoise comportant un ensemble de mouvements continus et circulaires exécutés avec lenteur et précision dans l’ordre pré-établi.

Pour bien comprendre ce qu’est le tai-chi, il faut savoir qu’il constitue, avec le Qi-Qong, l’une des cinq branches de la médecine traditionnelle chinoise (celle des exercices énergétiques), les quatre autres étant l’acupuncture, la diététique, la pharmacopée (herbes médicinales) et le massage Tui Na.

Notons que le Qi Qong se distingue du tai-chi par des mouvements plus courts et isolés qui peuvent parfois être exécutés en position couchée, tandis que la tai-chi est essentiellement pratiqué en positon verticale. 

Une technique de combat secrète

Au cours des siècles, la société chinoise, régulièrement menacée par des guerres frontalières et intérieures, a développé une solide tradition martiale. Le tai-chi était au départ une technique de combat permettant d’atteindre des points vitaux mortels, transmise oralement de maître à élève, dans le plus grand secret au sein de famille de paysans.

Un moine chinois dénommé Zhang Safeng, ayant vécu au XVIe siècle, se serait inspiré d’un combat entre un oiseau et un serpent pour concevoir les enchaînements de 13 postures de base du tai-chi. Le serpent aurait triomphé grâce à sa lenteur, à sa souplesse et à ses mouvements arrondis qui donnèrent peu d’emprise à son adversaire. 

De la technique de combat à la gymnastique

Au fil des années, la technique du tai-chi s’est beaucoup adoucie. En 1976, lors de la réouverture des universités en Chine, le tai-chi est devenu une discipline accessible à la masse et enseignée dans les programmes d’éducation physique et universitaires.

De nos jours, des millions de Chinois pratiquent quotidiennement le tai-chi, en particulier les aînés, mais plusieurs s’y adonnent pour des raisons de développement intérieur, qui vont au-delà du simple entraînement physique.

Le tai-chi est aujourd’hui considéré comme une « gymnastique énergétique globale » en mettant l’accent sur l’extrême précision du geste, la maîtrise de la respiration et la méditation. Il vise à harmoniser le Qi (énergie corporelle) et à améliorer la souplesse, tout en renforçant le système musculo-squelettique.

Apprendre à ralentir pour progresser

Le tai-chi ne s’apprend pas en « deux temps trois mouvements »… il nécessite persévérance, rigueur et assiduité si l’on veut bénéficier des effets positifs. La difficulté initiale pour débutants est d’apprendre à ralentir. En effet, c’est l’extrême lenteur d’exécution qui permet de déceler les blocages et de sentir le courant énergétique. De plus, la prise de conscience du transfert, lent et précis du poids du corps d’une jambe à l’autre et le jeu d’alternance des bras et des jambes concrétisent parfaitement la pensée chinoise basée sur l’équilibre dynamique des forces du Yin et du Yang.

Durant les enchaînements, ce sont les mains qui guident les déplacements, qui captent l’énergie et la transmettent d’une main à l’autre afin que le corps trouve son appui dans le Tan Tien, le centre de gravité situé sous le nombril. Toute l’essence du tai-chi réside dans la recherche du centre de gravité, de l’équilibre des deux pôles de l’énergie, le Yin, issu de la terre, et le Yang, issu du ciel.

Par son côté méditatif, le tai-chi apaise le mental, améliore la concentration, la vivacité d’esprit et la mémoire. Il favorise une meilleure prise de conscience de soi et de son environnement. Pour sa part, le Qi Qong est intégré au programme de médecine. Au fils des années, ces deux disciplines ont cependant conservé, aux yeux des Chinois, une visée thérapeutique.

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Le Tai-Chi favorise une meilleure prise de conscience de soi et de son environnement.

APPLICATIONS THÉRAPEUTIQUES

Beaucoup d’études rendent compte des bienfaits de la pratique du tai-chi pour diverses affections. Nous avons retrouvé dans la littérature internationale près de 89 articles scientifiques (revues à comité de lecture) depuis 1980. Aucun de ces articles référencés sur Medline ne provient d’équipe française (validé par comité de lecture). Comme il fallait s’y attendre, la plupart des expérimentations ont été réalisées par des équipes américaines et encore plus par des équipes chinoises ou d’autres pays d’Asie.

Ce sont les gériatres qui se sont les premiers intéressés aux applications thétransmetrapeutiques du tai-chi. Dès 1982, une étude chinoise (1) suggère de développer ces pratiques et, en particulier, le tai-chi traditionnel, pour améliorer le vieillissement en santé et accroître la longévité. Les aspects préventifs et de gestion de l’équilibre entre l’individu et son environnement, entre le corps et le psyché, sont des aspects philosophiques et pratiques de la tradition chinoise qui sont en plein accord avec l’approche globale et holistique de la gérontologie occidentale moderne. 

Réduire le risque de chute et améliorer l’équilibre des personnes âgées

Chez une personne âgée, « Quand on tombe, c’est une chute ! Quand on chute, c’est souvent la tombe ! ». Une chute peut entraîner une réaction en chaîne menant à la maladie, à l’invalidité et même à la mort. Par conséquent, prévenir les chutes est devenu une priorité. Les personnes âgées aiment généralement les exercices modérés, comprenant des mouvements non vigoureux mais constants qui mobilisent toutes les parties du corps. On pense que le tai-chi peut aider à prévenir les chutes parce que ses mouvements incorporent des éléments de musculation, d’équilibre, d’alignement postural et de concentration.

Des résultats confus sur la prévention des chutes

Malheureusement, les résultats des nombreuses études sur le tai-chi et la prévention des chutes sont confus et discordants.

Alors que la plupart des expérimentations visaient à évaluer si le tai-chi améliorait l’équilibre, une seule étude a directement évalué le lien entre le tai-chi et la prévention des chutes (2). Dans un premier temps, cette étude de référence démontre, avec une grande rigueur scientifique, les bénéfices du tai-chi sur les patients âgés chuteurs peu ou pas fragiles. L’ajustement statistique des résultats montre alors que le risque de récidive des chutes a été réduit de 47 % par le tai-chi.

Mais, dans un deuxième temps, les auteurs ont nuancé les résultats des patients en cours de fragilisation. En effet, pour définir cette population (en cours de fragilisation) l’équipe a retenu 10 critères de fragilité dans des domaines reconnus :
• âge ;
• équilibre ;
• capacité à la marche ;
• autres activités physiques ;
• niveau de dépression ;
• usage de sédatifs ;
• vision de près ;
• statut pathologique ;
• co-morbidités ;
• force des membres supérieurs et inférieurs.

Sur ces critères, une personne âgée est réputée robuste si 4 items sur 10 sont strictement normaux et si moins de 2 items sont fortement perturbés. Inversement, une personne âgée est reconnu fragile si 4 critères sur 10 sont fortement altérés et si un seul critère reste normal.

Une analyse tendancielle, tenant compte des temps intermédiaires d’évaluation, montre précisément qu’au cours du premier mois d’apprentissage le tai-chi augmente significativement le risque de chute des patients en cours de fragilisation. Ce n’est que par la suite, du 4e au 12e mois, que le tai-chi réduit significativement le risque de chute de ces mêmes patients (47 % dans le groupe tai-chi versus 60 % dans l’autre groupe). Ces résultats, obtenus sur des personnes âgées en cours de fragilisation, sont donc moins nets que ceux obtenus par la même équipe chez des patients peu fragiles ou simplement vulnérables.

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Au Tai-Chi, il faut apprendre à ralentir pour progresser.

Moins de pertes d’équilibre…

Par ailleurs, plusieurs études cliniques randomisées ont démontré l’efficacité d’un programme tai-chi dans la prévention des pertes d’équilibre des personnes âgées. Il s’agit de bénéficie du tai-chi le plus solidement documenté dans la littérature scientifique.

Une batterie exhaustive de tests validés à la fois dans le domaine de la motricité et de l’équilibre ont permis de démontrer que la pratique du tai-chi améliore plus significativement l’équilibre que réellement la motricité (3). Le tai-chi est aussi particulièrement efficace pour restaurer l’équilibre chez les personnes âgées souffrant de troubles visuels et/ou vestibulaires (4). L’utilisation d’une plateforme statokinétique sur sujets pratiquant le tai-chi, avait montré une amélioration significative des capacités proprioceptives au niveau du genou, avec un élargissement du polygone de stabilité en position debout (en situation statique dynamique, en y associant le déplacement de poids) (5). Le ressenti d’une plus grande confiance des personnes âgées au cours de leurs déplacements est aussi objectivé par une vitesse de marche plus importante durant l’expérimentation par le groupe pratiquant le tai-chi (6).

Une étude britannique parue en 2004 dans le Britanic Journal Sport (7) démontre que le tai-chi favorise une meilleure proprioception kinesthésique au niveau des articulations de la cheville ou du genou, le tai-chi étant même plus efficace que le footing/natation pour préserver le seuil de kinesthésie de l’articulation de la cheville. Cette constatation est essentielle, puisque nous savons que la personne âgée utilise davantage les informations proprioceptives provenant de la hanche, en compensation de l’affaiblissement des informations kinesthésiques provenant de la cheville ou du genou. Or, la perte de la proprioception de la cheville est largement responsable du risque de chute.

Si on analyse la littérature sur la prévention des chutes par le tai-chi, on note l’absence de mesure standard permettant de comparer les résultats de différentes études. Si des expérimentations montre le bénéfice du tai-chi allant jusqu’à des gains de 47 % sur la réduction du nombre de chutes, la plupart des études sont à nuancer par les modalités des protocoles souvent mis en oeuvre et les analyses statistiques consécutives (8).

On peut expliquer la variabilité des résultats par trois points.
• Premièrement, la durée de l’entraînement fluctue énormément d’une étude à l’autre. La participation de longue durée est susceptible d’apporter des résultats positifs. En effet, on s’aperçoit que, pour l’ensemble des différentes études, le bénéfice du tai-chi est en constante progression durant les trois premiers mois pour se stabiliser le sixième mois (9). Cette durée semble être le temps moyen nécessaire pour l’apprentissage. De plus, l’analyse des différentes études menées tend à montrer que la pratique du tai-chi est plus bénéfique aux patients socialement favorisés, avec un niveau d’études supérieures. Par ailleurs, une pratique interventionnelle pour prévenir les chutes n’est que peu ou pas efficace chez des patients présentant des déficits cognitifs importants, ou un état démentiel ou pré-démentiel (10). Peu d’études prennent en compte le statut cognitif des pratiquants.

• Le deuxième point expliquant la variabilité des résultats des études sur la prévention des chutes par le tai-chi est la variabilité des styles de tai-chi enseignés. Il est postulé que certains styles comme le Wu pouvaient être plus efficaces dans l’amélioration de l’équilibre (Hain, 1999). Toutefois, cette hypothèse n’a jamais été vérifiée. La plupart des études utilisent le style populaire Yang qui pourrait être plus efficace dans le renforcement des muscles des jambes, mais moins que le style Wu pour ce qui est de l’équilibre, dans certaines études le style n’est même pas précisé.

• Enfin, l’âge, le sexe et l’état de santé (fragilité) des participants sont tous des facteurs qui pourraient avoir des effets sur les résultats, mais ils n’ont parfois pas été évalués.

Le tai-chi un sport qui soigne5

Le bénéfice global du tai-chi est proportionnel à l’implication des participants.

Bénéfice global ?

Les articles faisant la synthèse sur le bénéfice du tai-chi dans la réduction du risque de chute et l’amélioration de l’équilibre (8, 11) mettent l’accent sur la nécessité de réaliser beaucoup mieux les inclusions de personnes âgées afin de constituer des groupes plus homogènes. Cette harmonisation des groupes permettra, par exemple, de comparer des sujets de divers groupes d’âge, de niveau social différent, d’étudier la durée et la fréquence optimale des programmes en fonction de l’état de santé des participants…

Par ailleurs, il serait particulièrement intéressant de mesurer directement le nombre de chutes, étant donné que l’amélioration de l’équilibre pourrait ne pas être directement reliée à la réduction des chutes. Comme l’a monté l’étude de Wolf et al. (2), initialisée par le programme FICSIT (The Atlanta Fraitly an Injuries Cooperatives Studies and Intervention Techniques), les résultats obtenus sur des personnes âgées en cours de fragilisation tendent à valider la nécessité d’adapter le tai-chi à la typologie de la personne âgée et à son niveau de fragilité pour mieux cerner la place de l’action préventive la plus efficace. Il serait intéressant que les prochaines études portent sur les sujets à risque de chutes plutôt que sur des personnes âgées en « bonne santé ».

Enfin, les auteurs soulignent que le bénéfice global du tai-chi est proportionnel à l’implication et à l’adhésion des participants. Les effets les plus bénéfiques sont pour les personnes qui souhaitent majoritairement poursuivre le programme, avec une amélioration de l’équilibre de la vie et un intérêt des personnes testées pour l’action de stimulation cognitive du tai-chi liée à la mémorisation des figures.

Mais quelle est la limite de détérioration cognitive au-delà de laquelle le tai-chi n’est plus efficace ?

Il convient de s’interroger sur la forme de présentation et de pratique simplifiée du tai-chi qui permettrait aux personnes n’ayant pas un niveau socioculturel élevé ou des déficits cognitifs légers d’adhérer plus rapidement et de comprendre plus facilement la philosophie de cet art.

Améliorer la capacité aérobie

Publiée en 2004, une méta-analyse a regroupé sept études cliniques, soit 344 patients, traitant de l’effet du taichi sur la capacité aérobie (12).

Les résultats indiquent que les individus exerçant régulièrement le tai-chi développent une meilleure capacité aérobie (pic VO2) que les adultes sédentaires.

Par ailleurs, un essai clinique préliminaire réalisé auprès de trente sujets souffrant d’insuffisance cardiaque chronique a comparé, sur 12 semaines, l’efficacité d’une technique de réhabilitation classique à un programme de tai-chi, en complément des soins habituels. Les résultats indiquent une amélioration significative de la qualité de vie et de la capacité aérobie (pic VO2, et vitesse de marche) (13). 

Améliorer la qualité de vie

Une revue systématique de cinq essais cliniques de qualité variable a démontré que les gens pratiquant le tai-chi présentent des améliorations significatives selon plusieurs indices de bien-être psychologique (dépression, détresse psychologique, satisfaction de vie, perception de la santé) (14). Les effets à court terme du tai-chi ont été évalués dans un programme pré/posttest sur 11 femmes âgées. Non seulement l’étude montre une amélioration des paramètres de motricité/équilibre, mais également une amélioration significative du niveau d’anxiété, d’humeur, et du seuil de perception de la douleur. L’ensemble de l’évaluation, bien argumentée, repose sur des critères utilisant des grilles ou scores validés (goniométrie, dynamométrie, station unipodale chronométrée, marche tandem, échelle de dépression et de qualité de vie, échelle analogique de la douleur) (15).

Améliorer le sommeil

Les troubles du sommeil ont, chez la personne âgée, des conséquences souvent graves et difficiles à apprécier, allant jusqu’à générer une augmentation de la morbidité et de la mortalité par affection cardiovasculaire. Les troubles du sommeil chez la personne âgée sont fréquemment la résultante de pathologies bénignes non aiguës (enquête du National Institute on Aging : Foley DJ et al, Sleep 1995).

Il faut principalement citer le manque progressif d’activité physique et d’effort musculaire journalier, les états anxieux et dépressifs…

En 2004, une étude clinique a comparé l’effet du tai-chi à des techniques de relaxation (étirement et contrôle de la respiration) sur la qualité du sommeil (16). Cent seize personnes de plus de 60 ans, souffrant de troubles du sommeil d’intensité modérée, ont participé trois fois par semaine, durant six mois, à des séances d’une heure de taichi ou de relaxation. Les auteurs démontrent une amélioration significative de la qualité du sommeil, à la fois par réduction du temps d’endormissement de 18 min en moyenne et de l’augmentation du temps de sommeil (+ 48 minutes en moyenne), ainsi qu’une réduction des périodes de somnolence diurne. Simultanément, et confirmant les résultats d’études antérieures (9), le tai-chi démontre dans cette étude aussi une nette amélioration des testes de performance physique des muscles des membres inférieurs (station unipodale, lever de chaise, marche rapide). Cette amélioration est nettement plus significative que celle obtenue avec des exercices conventionnels de basse intensité.

La tai-chi se révèle ainsi une approche non médicamenteuse efficace pour prendre en charge les troubles du sommeil de la personne âgée. L’implication de ces patients dans une activité physique diurne longue et régulière a aussi permis d’améliorer les facteurs de motricité et de tonicité des membres inférieurs.

Réduire certains symptômes de l’arthrite rhumatoïde

En chine, le tai-chi est reconnu depuis plusieurs siècle comme un traitement efficace de l’arthrite rhumatoïde (17).

Selon quatre études contrôlées randomisées, incluant 206 participants, la pratique du tai-chi peut apporter une amélioration de l’amplitude des mouvements des membres inférieurs, particulièrement des chevilles. Ils soulignent également que le tai-chi n’aggrave pas les symptômes de l’arthrite rhumatoïde, ce qui peut survenir durant la pratique d’exercices plus intenses.

En revanche, le tai-chi n’a eu aucun impact cliniquement significatif sur l’aisance dans les activités quotidiennes, la douleur et le gonflement des articulations, ou l’amélioration globale évaluée par le patient (18). 

Réduire l’ostéoporose

Une étude clinique randomisée indique que le tai-chi réduirait la perte de densité osseuse chez la femme ménopausée depuis au moins 10 ans (19). Cependant, l’étude ne permet pas d’exploiter les résultats à la population occidentale. De plus, on ne sait pas si ces résultats sont attribuables de façon spécifique à cet art martial ou à l’effet de l’exercice en général. L’exercice physique pratiqué dès le plus jeune âge contribue à augmenter la densité minérale osseuse, et réduit la perte osseuse à l’âge adulte.

L’exercice, non seulement, améliore la qualité de la trame osseuse, mais il renforce également les muscles, la coordination, l’équilibre, la souplesse et permet d’avoir dans l’ensemble une meilleure santé. La marche, l’aérobic, le tai-chi sont tout particulièrement indiqués pour stimuler la formation osseuse et renforcer les muscles de soutien. Encourager l’exercice physique à tout âge est donc une priorité absolue pour prévenir l’ostéoporose. 

Soulager l’arthrose

En 2003, un petit essai clinique randomisé a été mené auprès de 43 femmes de plus de 55 ans souffrant d’arthrose (20). Elles ont pratiqué le taichi hebdomadairement durant douze semaines, ou ont été assignées à un groupe contrôle.

On a constaté des changements positifs significatifs quant à la perception de la douleur, de la raideur articulaire, de l’équilibre et de la force des muscles abdominaux chez les sujets pratiquant le tai-chi. 

Prévenir les accidents vasculaires périphériques

Une étude a été réalisée sur 10 personnes âgées pratiquant le tai-chi depuis 10 ans versus 10 patients âgés et 12 sujets jeunes sédentaires (21). Plusieurs tests ont été pratiqués en conditions basales et après vasodilatation pharmacologiquement provoquée.

Les mesures réalisées par enregistrement laser–Doppler montrent que le tai-chi est associé à une augmentation permanente et très significative du champ micro-circulatoire cutané profond, mais surtout à une meilleure compliance veineuse et à une meilleure réponse vasodilatatrice micro-artérielle, aboutissant à une meilleure capacité d’adaptation physiologique de la circulation au niveau des membres inférieurs. Le tai-chi tend à rapprocher les paramètres vasculaires de la personne âgée pratiquant régulièrement cette activité de ceux observés chez le jeune sédentaire.

Le tai-chi un sport qui soigne6

Encourager l’exercice physique est une priorité pour prévenir l’ostéoporose.

CONCLUSION

Le tai-chi ou (Tai Ji Quan), cet art martial taôiste millénaire, pourrait profiter aux personnes souffrant de maladies chroniques, telle que l’arthrite, l’hypertension artérielle, ou encore la dépression, les déficiences immunitaires, la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson, la maladie d’Alzheimer et les troubles cardiovasculaires.

En analysant 89 études portant sur les effets du tai-chi sur une variété de maladies chroniques, on arrive à une importante constatation : la plupart de ces études ne présentent pas de méthodologie rigoureuse. Seulement une trentaine nous ont semblé particulièrement importantes et/ou les mieux argumentées au plan scientifique.

D’après la synthèse parue dans Archives of Internal Medecine (14), la pratique du tai-chi aurait des effets positifs, tant physiologiques que psychologiques, sur la santé et serait généralement sécuritaire. Au nombre des bienfaits potentiels notés dans la conclusion des auteurs, on retrouve : l’amélioration de l’équilibre, de la souplesse et du système cardiovasculaire, la réduction des chutes accidentelles. Les auteurs de la synthèse précisent donc que les bienfaits présumés du tai-chi peuvent être discutables. Ils déplorent également le fait que ces études explorent bien peu les fondements théoriques de la thérapie et qu’elles n’expliquent pas comment agit le tai-chi.

De manière générale, les recherches indiquent un effet positif du tai-chi sur la santé. D’après cette synthèse, le tai-chi pourrait également contribuer à réduire la douleur, le stress et l’anxiété. Les exercices orientaux, comme le tai-chi, mettent l’accent sur la force intérieure et l’énergie, contrairement à l’entraînement occidental conventionnel, qui mise plutôt sur la musculation. Le tai-chi constitue une forme d’intégration corps-esprit. Il allie respiration et concentration. Et c’est peut-être sur ce plan que se met en place une subtile mécanique.

Il serait bon de réfléchir sur les modes d’évaluation objective d’un programme de tai-chi afin d’obtenir un profil patient pour lequel le bénéfice du tai-chi serait prouvé, et réfléchir aussi sur les modes d’évaluation dans des structures proposant le tai-chi et de travailler davantage sur le résultat en termes de santé : quel pratique du tai-chi pour quel patient est « rentable » ?

En terme économique, on pourrait envisager le remboursement ou le subventionnement de cette pratique pour certains cas. Bref, réfléchir à l’adéquation du tai-chi avec la socio-économie et la prévention en santé.

Dr Didier Pembedjoglou

source : http://www.lamedecinedusport.com/sports/le-tai-chi-sport-qui-soigne/

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CROISSANCE

Posté par spiritus le 16 février 2017

Les gonds d’une porte battante ne se corrodent jamais.

L’eau courante ne peut stagner

 

Même à l’automne de votre vie, ne renoncez pas à votre développement. Car ainsi vous n’amenez que le déclin.

Les différents aspects d’une personne – le corps, l’âme, l’esprit – ont une curieuse qualité : s’ils cessent d’être sollicités, leur croissance s’arrête. Et dès qu’ils s’arrêtent, ils commencent à s’atrophier.

C’est pourquoi quelles que soient vos préoccupations ou votre âge, vous devez continuer à vous entraîner.

Nous nous développons lorsque nous sommes mis à l’épreuve.

Les muscles ne se renforcent pas sans résistance.

Les facultés mentales ne s’aiguisent pas sans pensée critique.

L’âme ne s’élève pas sans quelque chose qui la stimule.

Faire constamment des choses nouvelles demande un gros effort, mais si vous ne le faites pas, vous retomberez très vite.

La constance dans l’exercice physique, modifiée régulièrement par de nouveaux programmes, et la constance dans l’entraînement mental et spirituel sont essentielles pour conjurer les infirmités de l’âge.

Nous ne pouvons inverser le cours du temps, mais nous pouvons le ralentir. Aussi longtemps que nous avons de la vitalité, nous ne souffrirons pas trop. Bien que vieillir soit naturel, suivre le Tao signifie parfois plus que suivre simplement la ligne de moindre résistance. Pourquoi se laisser glisser dans le grand âge, la maladie et la sénilité ?

S’éprouver soi-même est difficile, mais valorisant. Quelquefois, le Tao choisit le difficile au lieu du facile.

DENG MING DAO

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BEBE FAIT DU TAI CHI !

Posté par spiritus le 15 janvier 2017

Le Xinjia (forme moderne) du taï chi chuan style chen exécuté par un adorable petit bambin !

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TRAITE SUR LE TAIJIQUAN DE WANG ZONGJUE

Posté par spiritus le 2 janvier 2017

Traité sur le Taiji Quan de WANG Zongyue 
(1795? – un des fondateurs du Taiji Quan)
Traduit par YAN Xinming
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(L’énergie du) Taiji vient du Wuji (dont le sens général est le vide absolu. Dans la boxe, elle signifie la relaxation absolue). Telle une mère, elle donne naissance au Yin et au Yang qui apparaissent séparément dans les mouvements et disparaissent au repos.
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Ne répondez d’une attaque (de l’adversaire) qu’au moment précis du repli de son mouvement par une énergie ni trop forte ni pas assez. Accélérez aisément son attaque : cette technique s’appelle «aller». Étouffez doucement ses mouvements : cette technique s’appelle «adhérer». A la rapidité, répondez par la rapidité, à la lenteur, répondez par la lenteur. Les techniques sont variées mais le principe est unique.
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(L’acquisition de l’énergie du Taiji Quan se fait) par l’habileté de chaque mouvement  (1er niveau) qui évolue progressivement à une compréhension de l’énergie interne  (2ème niveau) ; puis, par savoir maîtriser dans la pratique cette énergie, qui permettra d’atteindre finalement la clairvoyance fusionnée avec la puissance surnaturelle du Taiji Quan (3ème niveau). Mais il est difficile voire impossible de connaître ce processus sans des efforts continus.
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Commandez droitement vers le haut votre énergie en utilisant votre menton, et descendez dans le ventre votre respiration. (Cette position constitue l’énergie du Taiji qui maintient un équilibre parfait.)
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Tantôt dissimulée tantôt manifeste, (cette énergie) vide votre gauche quand l’attaque vient de gauche et relâche votre droite si l’attaque vient de droite. Cela vous donne l’avantage (sur l’adversaire). S’il attaque par le haut, répondez souplement plus haut que lui ; par le bas, plus bas que lui ; rendez sans but ses avancées et sans issue ses reculs. (La qualité de cette énergie) permet d’absorber une force même celle légère comme une plume ou comme une mouche. L’adversaire ne me comprend pas, mais moi si.
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Ce chemin établit un héros sans rival.
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Les autres arts de combat sont nombreux. Malgré leurs différentes méthodes, ils ont tous au principe commun selon lequel le plus fort écrase les faibles et le plus rapide triomphe des lents. Or ce ne sont là que des capacités innées et primitives et non celles d’un homme civilisé et raffiné.
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L’adage « quatre onces entraînent mille livres » illustre le principe selon lequel on peut remporter la victoire sans la nécessité d’une force musculaire développée. Quand on voit un vieillard qui vainc à lui seul plusieurs attaquants, peut-on dire que c’est grâce à sa rapidité ou à sa force ?
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Soyez debout tel le centre d’une balance enracinée au sol et agile telle une roue qui tourne. Si votre corps possède un point d’équilibre, vous pourrez poursuivre l’adversaire ; mais si vous avez deux points d’équilibre (cas initial de l’homme), c’est  l’adversaire qui vous chassera. Ce que des pratiquants de Taiji Quan qui, malgré de nombreuses années de pratique, ne peuvent toujours pas faire fondre la force d’une attaque, et demeurent contrôlés par l’adversaire, c’est qu’ils n’ont pas encore compris l’erreur qu’ils faisaient : avoir deux points d’équilibre. (L’homme peut être culbuté parce qu’il a deux points d’équilibre, mais le ballon n’en possède qu’un et ne tombe jamais.)
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Pour éviter une telle erreur, il faut connaître la nature du Yin et du Yang qui se séparent lors des mouvements. (Par exemple,) quand ta main a adhéré à un adversaire, ce doit être tes pieds qui absorbent sa force. Cela est le fondement du « yang dans yin et yin dans yang » qui exprime que la force et l’agilité des jambes peuvent, (sous certaines conditions,) se manifester dans les bras et vice versa.
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Lorsqu’on peut sentir le Yin-Yang qui se complète mutuellement dans les mouvements, alors on peut dire qu’on a compris ce qu’est l’énergie interne du Taiji Quan.
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Après l’avoir compris, plus on s’exerce, plus on acquiert d’habileté. Encore faut-il étudier attentivement la manifestation de cette énergie dans chaque mouvement, puis l’on arrivera peu à peu à ce que le corps suive entièrement les désirs de l’esprit.
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L’idée fondamentale pour apprendre le Taiji Quan est qu’il faut s’oublier et éprouver les attaques. Beaucoup ont mal interprété ce principe, tout en s’excitant sur l’acquisition de l’énergie surnaturelle du Taiji Quan, et tout en oubliant qu’elle n’est rien d’autre qu’une [forme de relâchement] . Comme dit l’adage : « le moindre faux pas au début équivaut à un écart de mille kilomètres à la fin ». Que les disciples y réfléchissent minutieusement !

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http://www.yanxinming.com/2012/04/traite-sur-le-taiji-quan-de-wang.html

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LA SANTE DANS LA CULTURE CHINOISE

Posté par spiritus le 20 septembre 2016

Les gens modernes prêtent beaucoup d’attention à leur santé. En général, ils comptent sur le sport quotidien et la médecine moderne. Il existe une autre voie pour se maintenir en bonne santé. En chinois, on dit : « cultiver sa moralité, c’est préserver sa santé ».

Dans le Yijing (le livre des transformations), il y a une phrase qui dit  : « le fonctionnement de la loi du ciel est le plus sain, si l’homme suit la loi du ciel, alors il deviendra naturellement fort et sa vie ne cessera pas. »

L’homme est né entre la terre et le ciel. Il est normal qu’il se conforme à la loi du ciel. La vraie conformité, c’est de cultiver sa morale.

Un médecin très connu sous la dynastie des Tang avait écrit dans son livre : « Si l’homme est de mauvaise morale, bien qu’il prenne des élixirs de longue vie, il ne pourra prolonger sa vie ; par contre, si l’homme est de bonne moralité, sa vie sera longue et heureuse sans qu’il prenne de médicaments. C’est cela le point essentiel pour préserver sa santé. »

Le vrai moyen de ménager sa santé est d’attacher de l’importance à la moralité et de faire des choses bienveillantes, comme le relèvent beaucoup de méthodes de Qi Gong. Au moins de cette manière, on peut retrouver sa santé et prolonger sa vie. Un tel homme aura un grand coeur et de l’esprit, qu’on le chérisse ou qu’on l’insulte, il ne s’effraiera pas. Un homme de morale noble avec une grandeur d’esprit ne s’enthousiasmera pas pour le gain ni ne s’attristera pour la perte et vivra tranquillement. Ce mode de vie sera très bon pour sa santé.

Selon le raisonnement de la médecine chinoise traditionnelle, la joie nuit au coeur, la colère nuit au foie, la crainte nuit au reins, la tristesse et l’inquiétude nuisent à la rate, la pensée et la réflexion nuisent aux poumons. C’est pourquoi quand on est très en colère, on a mal au foie ; quand on a très peur, on ne contrôle pas ses urines ; quand on a trop de pensées et d’inquiétudes, on tousse souvent.

 

FEI FREE

La « Sainte Trinité » des valeurs morales inhérentes au confucianisme, bouddhisme et taoïsme sont  :

1 – La recherche de vérité ou d’authenticité (Zhen)

2 – La bienveillance (Shan)

3 – Le pardon (Ren)

 

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LES BASES THEORIQUES DU TAÏJIQUAN STYLE CHEN

Posté par spiritus le 8 juin 2016

« La théorie du Taïji est un peu abstraite; seule une approche par sa propre sensation est possible »

WANG Xi’an

THEORIE DU YI JING ET BASES DE LA PENSEE CHINOISE

Selon le principe du Yi Jing, le corps humain est un système sans cesse en changement. Toute chose dans la nature est en changement perpétuel, alternant les phases Yin et Yang. Ainsi, ces principes s’appliquent-ils donc au corps humain et aux activités humaines.

D’après l’étude du Yi Jing, la chaleur, la lumière, l’excitation, les mouvements ascendants sont de nature Yang. La nature Yin quant à elle, se manifeste par la froideur, l’ombrage, la retenue, le calme et les mouvements descendants.

Le Taïjiquan est la boxe par excellence qui unit ces principes d’alternance Yin/Yang, le Yang étant contenu dans le Yin  et le Yin présent dans le Yang.

L’INTEGRATION DU QI GONG : ASSOCIATION DES PRINCIPES DU DAOYIN ET DU TUNA DE LA MEDECINE TRADITIONNELLE CHINOISE A L’ART DE LA BOXE

Le Daoyin est un art de nourrir et d’entretenir la vie, Il fut inventé par les médecins de l’antiquité. Le principe consiste à allier les mouvements d’ouverture et de fermeture (KAI/HE) à la respiration. La flexion et l’extension des membres améliorent la qualité de la circulation du sang et de l’énergie vitale et contribuent à l’amélioration générale de la santé.

En ce qui concerne le Taïjiquan, les mouvements sont liés à l’intention (yi), ce qui permet à l’organe coeur de remplir parfaitement son rôle par une bonne circulation. Le coeur est la demeure du Shen, l’esprit, selon les médecins chinois de l’antiquité. Il préside à la circulation du sang et joue un rôle de régulateur sur tous les autres organes du corps. Il constitue « la tête des cinq organes », le maître des activités vitales.

Le poumon est le logis du Qi, la rate, la chambre  du sang qui gère les échanges, et les reins qui logent le Jing, l’essence.

Le coeur est la maison de l’esprit ( Shen), le poumon loge l’instinct (P’o), la rate loge l’intention (Yi), le foie la capacité de décision (Hun) et enfin les reins qui logent la volonté (Zhi). Tous sont dépendants d’une bonne circulation sanguine, gouvernée par le coeur.

Tous ces principes du Daoyin ont été intégrés au Taijiquan Style Chen par son fondateur, Chen Wangting, qui à son époque les avait intégré  aux 108 postures transmises par l’ancêtre Chen Bu. Ainsi, la pratique de l’art martial peut nourrir le principe vital et entretenir la vie, sans conséquence néfaste pour la santé.

Le Tuna est également une méthode pour nourrir le principe vital, constituée de techniques respiratoires, mises au point par les anciens médecins chinois. « Tu » correspond à une expiration par la bouche, « Na » à une inspiration par le nez. Il s’agit ici, d’expirer l’air vicié et d’inspirer l’air pur, pour nourrir et unir le corps à l’esprit, dans l’exécution des Taolus (enchaînements).

A suivre…

Commentaires : Pour une parfaite intégration des principes du Qi Gong, Daoyin & Tuna, à la pratique du Taïjiquan, nous recommandons aux étudiants de pratiquer également les bases de ces disciplines de manière différenciée afin d’en intégrer parfaitement les principes, de manière à l’exprimer de façon juste dans l’exécution des taolus.

« Lorsque le qi circule, la forme est juste »…

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APPLICATIONS MARTIALES DU TAÏ CHI CHUAN STYLE CHEN

Posté par spiritus le 21 juin 2015

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