TAI CHI CHUAN : UN ART MARTIAL ET UNE PRATIQUE DE SANTE

Posté par thierryschneyder le 26 août 2010

 

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Le Taï chi chuan (ou Taïjiquan) puise son origine dans l’histoire des arts martiaux chinois (Kung Fu Wu Shu).

Il est longtemps resté dissimulé et transmis « de bouche à bouche et de peau à peau » selon un système patriarcal strict. Il s’agit d’un art martial qui vise l’amélioration de l’être sur le plan physique, émotionnel et mental.

Le Taï chi chuan est classé  parmi les pratiques internes et énergétiques (travail sur l’énergie interne, le « Qi Gong») qui le distingue des pratiques externes (utilisant la force physique). Cette distinction ne vaut que pour l’apprentissage, car l’interne et l’externe se rejoignent au fur et à mesure de la pratique pour ne faire qu’un, à l’image du yin et du yang.

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Le Taï chi chuan étudie des enchainements de mouvements (taolu) harmonieux exécutés avec concentration alternant lenteur et rapidité qui favorisent la circulation de l’énergie vitale. Puis vient la pratique avec partenaire du Tuishou (« mains collantes ») et du Sanshou qui  permettent de mettre  en application les mouvements de la forme à mains nues et de travailler l’écoute de l’autre.

Dans le Taï chi chuan, Il y a une union physique et mentale qui est recherchée, source de tranquillité, de lucidité et de puissance, permettant à l’homme de donner le meilleur de lui-même .

Travailler son « taï chi », c’est travailler sur l’énergie interne. Travailler son énergie, c’est gérer son économie. C’est ce qui différencie la pratique du Taï chi chuan d’une simple discipline corporelle ou sportive.

Accessible à tous, le Taï chi chuan se pratique à tout âge, quelque soit sa condition physique.

Surnommé la « boxe de l’ombre », sa pratique  nous invite a un travail d’approfondissement de la connaissance que nous avons de nous-mêmes,  apaisant le coeur par le retrait de l’esprit conscient, expression de l’ego, qui constitue l’Obstacle sur le chemin de notre transformation intérieure.

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TAÏJIQUAN ET QI GONG : LA TRANSMISSION SECRETE

Posté par spiritus le 9 juillet 2010

Le Taï chi et le Qi gong enseignent à mobiliser son corps en harmonie avec les principes du Tao, c’est à dire selon les anciens, la « Grande Mère » qui prend soin de nous, en nous abritant  et en nous nourrissant.

Ils sont fondés à la fois sur les principes de la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC) et sur la philosophie taoïste telle que présente dans le Yi Jing, le Dao De Jing, mais aussi chez Sun Zi (voir l’art de la guerre), Zhuang Zi et Lao Zi.

Ses principes se trouvent également dans l’ésotérisme de l’alchimie interne – la plus ancienne alchimie(*) -, telle que rapportée par Ge Hong, Lu Dong Bin, Zhang San Feng, le père légendaire du Taï chi chuan,  et bien d’autres encore.

En Chine, on dit qu’il y a trois niveaux de pratique :

- le niveau de la gymnastique

Puis quand les mouvements sont coordonnés,

- le niveau de la danse (du Tao)

Et enfin,

- le niveau de l’illumination ou niveau de la méditation

Ces trois niveaux de pratique, sont en correspondance avec les trois classes de pratiquants (sans distinction de grade ou de degré) :

- les élèves

- les enseignants

- les maîtres

Traditionnellement, les maîtres exigent plusieurs années de pratique avant d’enseigner, dans le secret, l’ésotérisme de l’alchimie interne à quelques disciples choisis, qui révèle le trésor caché….

« Les chinois disent que celui qui ne se connaît pas,

est comme un mendiant qui mendie avec un bol en or »      Wang Weiguo

L’époque moderne a amené une distinction nouvelle parmi ces disciples : Il y a les disciples « exotériques » d’une part, et d’autre part, les disciples « ésotériques », soigneusement choisis, qui reçoivent la pleine transmission de l’art interne, sans que les disciples « exotériques » aient conscience de ce qui est caché…

Dans certaines écoles à l’extérieur de la Chine, certains maîtres ont voulu débuter l’enseignement par l’autre versant de la montagne, celui de l’alchimie interne, à base de quelques exercices fondamentaux. Cela afin de répondre à la demande d’un public occidental très désireux de bienfaits immédiats, mais ayant peu de temps à consacrer à la pratique, du fait des contraintes de la vie moderne. Mais force est de constater que même en martelant des secrets des milliers de fois  aux élèves, bien peu en ont compris toute la portée et ont pu en tirer profit pour leur pratique.

Les théories et les concepts ne sont pas la pratique. Seule une pratique assidue peut amener à une réelle compréhension, aux portes du Tao.

Faire l’expérience du Tao est incommunicable. L’intellectualiser le rend stérile, c’est pourquoi, il convient de se taire..

La volonté de dominer, le désir de reconnaissance, la recherche de puissance, etc.. ont pour racine l’ego. Il constitue le plus grand obstacle à l’intégration dans le Tao. Si chacun était en mesure d’aller au-delà du voile du moi, il pourrait  alors percevoir le Tao et retrouver un état de profonde intuition.

C’est parce que nous nous séparons constamment du Tao que nous devons pratiquer l’art interne et tout son corpus d’exercices, afin de pouvoir le réintégrer par un retour à soi, simple et naturel.

De nombreuses voies spirituelles prétendent offrir le pouvoir, l’extase, le confort, le paradis, etc.. à ses adeptes. Le Tao, lui, ne promet rien et bien qu’il soit caché, il peut vous offrir une santé solide, un mental calme, l’absence de peurs et de regrets, la capacité à adopter une attitude juste en réponse aux difficultés existentielles. Il n’est pas une institution et n’a pas de hiérarchie : soit vous êtes dans le Tao, soit en dehors, c’est tout.

Comme enfoui dans les ruines d’un lieu sacré, le trésor se trouve dans la région de l’ombilic. Là se trouve  l’athanor des alchimistes taoïstes. Se concentrer sur ce point vous reliera à la « Grande-Mère » et vous procurera puissance et bien-être. Si vous goûtez à cette source de subsistance, vous ne pourrez plus vous en passer !

S. CHANG

(*) contrairement à ce qui s’écrit un peu partout, où l’on présente l’alchimie comme ancêtre de la chimie moderne, en la faisant remonter aux premiers fondeurs et autres maîtres du feu.

En vérité, le véritable athanor est en l’homme, et sans l’entraînement et le développement de dispositions internes, il ne peut y avoir d’applications externes.

Ne perdez pas votre temps, comme les anciens empereurs ! Aucun élixir externe ne peut produire la Fleur d’Or. Seul le travail dans le creuset qui est en vous, peut vous y mener. A vous de le découvrir..

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STAGES / WORKSHOP 2018/2019

Posté par spiritus le 13 septembre 2018

 

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DATES PREVISIONNELLES DE STAGE

TAÏ CHI CHUAN – DAOYIN QI GONG – NEIGONG

 

27 & 28 OCTOBRE 2018 (EVREUX)

 

27 & 28 AVRIL 2019 (EVREUX)

 

8 & 9 JUIN 2019  (EVREUX)

 

STAGE D’ETE DU  7  AU 13 JUILLET 2019  A PONT AUDEMER (à 30 ‘ de Deauville et de Honfleur)

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TOUS LES STAGES SONT RESIDENTIELS EN PENSION COMPLETE 

PLACES LIMITEES -RESERVATION INDISPENSABLE

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ANIMES PAR S.SCHNEYDER

PRATICIEN DE MTC

ANCIEN ELEVE DE WANG WEIGUO & DE WANG XI’AN

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RENSEIGNEMENTS – INSCRIPTIONS ET INFORMATIONS SUR LE PROGRAMME DES STAGES :

Association Française d’Arts  & Pratiques d’Extrême-Orient

contact : taoyin@free.fr  – (0)6 11 94 24 06

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TAI CHI CHUAN AU CLUB PEGUY DE POISSY

Posté par spiritus le 5 septembre 2018

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LE GARDIEN CELESTE

SEANCES DE PRATIQUE COLLECTIVE  AU CLUB PEGUY

Tous les mardis soir  au 32bis avenue Fernand Lefebvre à Poissy

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REPRISE DES SEANCES LE MARDI 11 SEPTEMBRE 2018 – SEANCE D’ESSAI GRATUITE

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20H15-22H15 : Taï Chi Chuan style CHEN

Daoyin  Nei Gong – Shanxigong

OBJECTIF : Renforcer sa santé en travaillant et en assouplissant sa structure musculo-squelettique afin optimiser toutes les fonctions de l’organisme. Sentir, accroître  et faire circuler librement son Qi (l’énergie vitale).  Entretenir sa santé et développer ses capacités à l’auto-défense par le relâchement et la détente (SONG)

Intervenant : S.SCHNEYDER – 25 ans de pratique – ancien élève du Maître Wang Weiguo (ancien DTN et Entraîneur de l’Equipe de France) et du Maître WANG Xi’an (Entraîneur National de Chine)
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RENSEIGNEMENTS : Club Péguy 01 30 74 67 96 - club-peguy@orange.fr

 ou au 06 11 94 24 06  – taoyin@free.fr

SEANCE D’ESSAI OBLIGATOIRE AVANT TOUTE INSCRIPTION 

Tenue ample, chaussures souples  sont nécessaires à la pratique.

Les séances sont ouvertes à tout public désireux d’entretenir sa condition physique et mentale. Le Taï chi chuan constitue une forme de Qi Gong avancé avec une dimension martiale.

Le Taï chi chuan est pratiqué depuis de nombreux siècles par le peuple chinois. Il y a une union physique et mentale qui est recherchée, source d’énergie et de lucidité. Sa pratique constitue un art de vivre qui apprend à cultiver le « Dao » (voie ou vertu) dont les fondements prennent leur source dans la Médecine Traditionnelle Chinoise, vieille de plus de 5000 ans.

 

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REPRISE DES SEANCES DE GYMNASTIQUE CHINOISE A VERNOUILLET (78540) LE MARDI 11 SEPTEMBRE 2018

Posté par spiritus le 5 septembre 2018

Association Française d’Arts & Pratiques d’Extrême-Orient (AFAPEO)

GYMNASTIQUE CHINOISE (TAÏ CHI & QI GONG)

SEANCES HEBDOMADAIRES DE REMISE EN FORME

REPRISE DE SEANCES LE MARDI 11 SEPTEMBRE 2018

Tous les   mardi  matins de 11H00 A 12H15 : DAOYIN QI GONG

Tous les jeudi matins de 10H30 à 12H00 : TAÏJI QI GONG – Taï chi chuan Ecole Yang

 

LIEU : Salle Pavlova – Ecole de Musique et des Arts -  Vernouillet (78540)

 

CONTENU : MASSAGES – ETIREMENTS – RELAXATION – MEDITATION – GYMASTIQUE – TAÏ CHI

Pédagogie de la santé par une synthèse des Arts et Pratiques d’Extrême-Orient :

Daoyin & Tuna – Qi Gong – Nei Gong – Hun Yuan Taïji Qi Gong

OBJECTIF :  Entretenir et renforcer sa santé en travaillant et en assouplissant sa structure musculo-squelettique afin optimiser toutes les fonctions de l’organisme. Sentir, accroître  et faire circuler librement son Qi (l’énergie vitale). Peut convenir à des personnes convalescentes.


SEANCE D’ESSAI OBLIGATOIRE AVANT TOUTE INSCRIPTION

 

RENSEIGNEMENTS :  06 11 94 24 06 taoyin@free.fr

 

tenue ample, chaussures souples et tapis de sol de gym sont nécessaires à la pratique

 

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REPRISE DES SEANCES DE TAÏ CHI ET DE QI GONG LE LUNDI 10 SEPTEMBRE 2018 A NOISY LE ROI

Posté par skystars le 5 septembre 2018

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ASSOCIATION LA CYGOGNE 

SEANCES DE GYMNASTIQUE CHINOISE- 1h30

DAOYIN QI GONG – TAÏ CHI CHUAN STYLE CHEN

MASSAGES & ETIREMENTS, RELAXATION, MEDITATION,

 A Noisy le roi tous les lundis soir de 20H15 A 21H45 A

REPRISE DES SEANCES LE LUNDI 10 SEPTEMBRE 2018

Pédagogie de la santé et de l’auto-défense. Ouvert à tout public à partir de 16 ans désireux de  prendre en main sa santé. La pratique ne nécessite pas de condition physique  particulière, mais une certaine mobilité est cependant nécessaire pour accomplir les exercices.

Taï chi chuan et Qi Gong sont pratiqués depuis de nombreux siècles par le peuple chinois. Il y a une union physique et mentale qui est recherchée, source d’énergie et de lucidité. Leur pratique constitue un art de vivre qui apprend à cultiver le « Dao » (voie ou vertu) dont les fondements prennent leur source dans la Médecine Traditionnelle Chinoise, vieille de plus de 5000 ans.

Le Taï chi chuan constitue une forme de Qi Gong avancé avec une dimension martiale.

Intervenant : S.SCHNEYDER – 25 ans de pratique – ancien élève du Maître Wang Weiguo (ancien DTN et Entraîneur de l’Equipe de France) et du Grand-Maître WANG Xi’an (Entraîneur National de Chine)

RENSEIGNEMENTS :  06 11 94 24 06 – taoyin@free.fr

SEANCE D’ESSAI OBLIGATOIRE AVANT TOUTE INSCRIPTION

 

Tenue ample, chaussures souples et tapis de sol de gym sont nécessaires à la pratique.

LIEU : à l’ecole Jean de la Fontaine dans le domaine du Parc NOISY LE ROI

(accès par la rue Jacques Bossuet )

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TAI CHI CHUAN STYLE CHEN

Posté par skystars le 4 juillet 2018

1ère partie de l’enchaînement ancien LAOJIA YILU

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2ème partie de l’enchaînement ancien

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TAI CHI CHUAN STYLE YANG

Posté par spiritus le 4 juillet 2018

Yang -Chen

Chen Changxing (1771-1853) transmet à Yang Luchan (1799-1872)..

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DAJIA YANG 1ERE PARTIE

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« SONG JING » L’ETAT DE RELACHEMENT

Posté par spiritus le 2 juillet 2017

SONG, c’est l’état de relâchement. C’est l’âme du taï chi, mais cela est assez fréquemment mal compris. De nombreux pratiquants pensent à tort que pour être relâché, il ne faut pas utiliser de force, c’est à dire ne mettre en tension ni muscle, ni articulation. Tout ceci est totalement contraire à la compréhension correcte de SONG, voilà pourquoi de nombreux pratiquants stagnent dans leur pratique, après de nombreuses années d’entraînement.

D’après mon professeur, Maître WU Tunan (1884-1989), auteur d’un document important sur le SONG, il ne s’agit pas d’une condition normale de notre corps. Cet état d’être dans notre corps exige un entraînement quotidien, pas à pas, de notre corps depuis les os, les tendons, les ligaments, les muscles, la peau et finalement le QI.

Mais tout d’abord, qu’est ce que le SONG ?

Le SONG est atteint quand notre corps ressent une légère « extension-expansion » de nos articulations, muscles, tendons, ligaments et peau comme si des espaces étaient créés et agrandis.  SONG, c’est un état où l’on sent son corps léger et alerte dans ses mouvements. Au niveau du QI, le SONG est atteint lorsque  notre corps est vidé de toute substance, nos perceptions étant réorientées vers l’extérieur et tout ce qui l’environne.

A partir de cette définition donnée par WU Tunan, on constate que le SONG n’est pas la relaxation ou la non-mise en tension de nos muscles et articulations, qui ne conduisent qu’à un état de laisser-aller du corps, ce qui est incorrect.

Mes propres expériences de pratique, m’ont appris que le SONG se présente comme une sensation d’extension-expansion, légère et fluide dans notre corps, et qu’il demande un entraînement continu  commençant par le ZHAN ZHUANG, la posture de l’arbre, où nous sentons consciemment notre corps se dilater et se déployer aux 6 directions : haut, bas, avant, arrière, à gauche et à droite. Par la pratique continue de ZHAN ZHUANG, cette sensation devrait être mise en place au travers de nos os et ligaments, jusqu’à nos muscles et notre peau.

Il s’agit là d’une étape essentielle qui conduit aux états supérieurs de SONG et finalement au QI et au YI.

LI LIAN

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LES BASES THEORIQUES DU TAÏJIQUAN

Posté par spiritus le 8 juin 2017

« La théorie du Taïji est un peu abstraite; seule une approche par sa propre sensation est possible »

WANG Xi’an

THEORIE DU YI JING ET BASES DE LA PENSEE CHINOISE

Selon le principe du Yi Jing, le corps humain est un système sans cesse en changement. Toute chose dans la nature est en changement perpétuel, alternant les phases Yin et Yang. Ainsi, ces principes s’appliquent-ils donc au corps humain et aux activités humaines.

D’après l’étude du Yi Jing, la chaleur, la lumière, l’excitation, les mouvements ascendants sont de nature Yang. La nature Yin quant à elle, se manifeste par la froideur, l’ombrage, la retenue, le calme et les mouvements descendants.

Le Taïjiquan est la boxe par excellence qui unit ces principes d’alternance Yin/Yang, le Yang étant contenu dans le Yin  et le Yin présent dans le Yang.

L’INTEGRATION DU QI GONG : ASSOCIATION DES PRINCIPES DU DAOYIN ET DU TUNA DE LA MEDECINE TRADITIONNELLE CHINOISE A L’ART DE LA BOXE

Le Daoyin est un art de nourrir et d’entretenir la vie, Il fut inventé par les médecins de l’antiquité. Le principe consiste à allier les mouvements d’ouverture et de fermeture (KAI/HE) à la respiration. La flexion et l’extension des membres améliorent la qualité de la circulation du sang et de l’énergie vitale et contribuent à l’amélioration générale de la santé.

En ce qui concerne le Taïjiquan, les mouvements sont liés à l’intention (yi), ce qui permet à l’organe coeur de remplir parfaitement son rôle par une bonne circulation. Le coeur est la demeure du Shen, l’esprit, selon les médecins chinois de l’antiquité. Il préside à la circulation du sang et joue un rôle de régulateur sur tous les autres organes du corps. Il constitue « la tête des cinq organes », le maître des activités vitales.

Le poumon est le logis du Qi, la rate, la chambre  du sang qui gère les échanges, et les reins qui logent le Jing, l’essence.

Le coeur est la maison de l’esprit ( Shen), le poumon loge l’instinct (P’o), la rate loge l’intention (Yi), le foie la capacité de décision (Hun) et enfin les reins qui logent la volonté (Zhi). Tous sont dépendants d’une bonne circulation sanguine, gouvernée par le coeur.

Tous ces principes du Daoyin ont été intégrés au Taijiquan Style Chen par son fondateur, Chen Wangting, qui à son époque les avait intégré  aux 108 postures transmises par l’ancêtre Chen Bu. Ainsi, la pratique de l’art martial peut nourrir le principe vital et entretenir la vie, sans conséquence néfaste pour la santé.

Le Tuna est également une méthode pour nourrir le principe vital, constituée de techniques respiratoires, mises au point par les anciens médecins chinois. « Tu » correspond à une expiration par la bouche, « Na » à une inspiration par le nez. Il s’agit ici, d’expirer l’air vicié et d’inspirer l’air pur, pour nourrir et unir le corps à l’esprit, dans l’exécution des Taolus (enchaînements).

A suivre…

Commentaires : Pour une parfaite intégration des principes du Qi Gong, Daoyin & Tuna, à la pratique du Taïjiquan, nous recommandons aux étudiants de pratiquer également les bases de ces disciplines de manière différenciée afin d’en intégrer parfaitement les principes, de manière à l’exprimer de façon juste dans l’exécution des taolus.

« Lorsque le qi circule, la forme est juste »…

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LE CHANT DE LA BALLE DE CHEN CHANGXING (1771-1853)

Posté par spiritus le 19 avril 2017

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Tenez vous droit, avec l’esprit posé dans le Dan Tian
Rentrez la poitrine et étendez la taille, ainsi que la distance entre les pieds et les épaules.
Changez le mouvement quand les mains sont sur l’estomac.
Respirez naturellement en combinant l’interne et l’externe
Tenez la balle et imaginez qu’il y a un axe
Cet axe fait face au Dan Tian et est le centre de toutes les directions.
Quand le Yang du Ciel et yin de la Terre s’élèvent et descendent,
[=avec les changements du yin-yang]
Les mains changent.
Yang et yin ne se séparent jamais et roulent régulièrement en cercles dans un sens ou dans l’autre,
Le feu et l’eau sont face à face dans les spirales ou les cercles.
Ils ne rompent jamais le fil de soie, en tirant ou en esquivant des deux côtés.
Le mouvement se répète à droite, à gauche, en oblique et en avant
Le mouvement change du vide au plein comme on décoche une flèche.
Vent et Tonnerre sont face à face, la montée et la descente changent facilement.
En combinant le vide et le plein à volonté, Je protège mes racines en tournant horizontalement ou en revenant.
Si vous abandonnez vos racines vous serez jeté à terre.
Les yeux tournent vers la droite quand la main droite tient la balle
Soulevant le pied gauche, et repliez-vous sur la gauche
La main gauche tient la balle à droite, la hanche droite est relâchée [avancez le pied droit]
La gauche et la droite sont reliées au yin-yang. [et unies eu centre]
Avancez soudainement et reculez soudainement,
Regardez à droite et à gauche
Disparaissez soudainement et soudainement apparaissez,
En roulant la balle de façon continue,
En pratiquant les formes et en comprenant l’énergie, oubliez les informations des mains.
Appliquez vous à ce que de l’intérieur vers l’extérieur
L’énergie du DanTian jaillisse d’elle-même.
N’essayez pas de rattraper [la balle] quand elle tombe accidentellement,
Sinon vos mains et vos pieds seront blessés.
Pratiquez encore et encore,
Et de bonnes choses finiront par apparaître.
Il y a une balle de taiji à l’intérieur de l’estomac,
Et vous pouvez en sentir l’agréable sensation [sucrée et amère]
Après avoir pratiqué durement.

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LE TAÏ CHI, UNE PRATIQUE PHYSIQUE POUR LE BIEN-ÊTRE

Posté par thierryschneyder le 7 mars 2017

Par le Dr Didier Pembedjoglou

Hôpital de la Timone Adultes, Marseille

 

Art martial traditionnel d’origine chinoise, le tai-chi s’inscrit comme une discipline à la frontière du sport de combat et de la gymnastique. Réputé en Chine pour ses bienfaits thérapeutiques, de nombreux travaux ont étudié les répercussions de ce sport sur la santé des pratiquants. Zoom sur la littérature médicale…

PRÉSENTATION DU TAI-CHI (TAI JI QUAN) 

Une branche de la médecine chinoise

L’expression Tai Ji Quan se compose de trois idéogrammes, dont les deux premiers signifient littéralement « faite suprême » et incluent à la fois des notions d’équilibre dynamique et le but à atteindre. Le troisième caractère, Quan, signifie « poing » ou « combat à mains nues » et comprend la dimension des arts martiaux. Les trois caractères peuvent donc se traduire par « combat suprême » avec un adversaire ou avec soi-même.

Dérivé des arts martiaux traditionnels, le tai-chi est une discipline corporelle d’origine chinoise comportant un ensemble de mouvements continus et circulaires exécutés avec lenteur et précision dans l’ordre pré-établi.

Pour bien comprendre ce qu’est le tai-chi, il faut savoir qu’il constitue, avec le Qi-Qong, l’une des cinq branches de la médecine traditionnelle chinoise (celle des exercices énergétiques), les quatre autres étant l’acupuncture, la diététique, la pharmacopée (herbes médicinales) et le massage Tui Na.

Notons que le Qi Qong se distingue du tai-chi par des mouvements plus courts et isolés qui peuvent parfois être exécutés en position couchée, tandis que la tai-chi est essentiellement pratiqué en positon verticale. 

Une technique de combat secrète

Au cours des siècles, la société chinoise, régulièrement menacée par des guerres frontalières et intérieures, a développé une solide tradition martiale. Le tai-chi était au départ une technique de combat permettant d’atteindre des points vitaux mortels, transmise oralement de maître à élève, dans le plus grand secret au sein de famille de paysans.

Un moine chinois dénommé Zhang Safeng, ayant vécu au XVIe siècle, se serait inspiré d’un combat entre un oiseau et un serpent pour concevoir les enchaînements de 13 postures de base du tai-chi. Le serpent aurait triomphé grâce à sa lenteur, à sa souplesse et à ses mouvements arrondis qui donnèrent peu d’emprise à son adversaire. 

De la technique de combat à la gymnastique

Au fil des années, la technique du tai-chi s’est beaucoup adoucie. En 1976, lors de la réouverture des universités en Chine, le tai-chi est devenu une discipline accessible à la masse et enseignée dans les programmes d’éducation physique et universitaires.

De nos jours, des millions de Chinois pratiquent quotidiennement le tai-chi, en particulier les aînés, mais plusieurs s’y adonnent pour des raisons de développement intérieur, qui vont au-delà du simple entraînement physique.

Le tai-chi est aujourd’hui considéré comme une « gymnastique énergétique globale » en mettant l’accent sur l’extrême précision du geste, la maîtrise de la respiration et la méditation. Il vise à harmoniser le Qi (énergie corporelle) et à améliorer la souplesse, tout en renforçant le système musculo-squelettique.

Apprendre à ralentir pour progresser

Le tai-chi ne s’apprend pas en « deux temps trois mouvements »… il nécessite persévérance, rigueur et assiduité si l’on veut bénéficier des effets positifs. La difficulté initiale pour débutants est d’apprendre à ralentir. En effet, c’est l’extrême lenteur d’exécution qui permet de déceler les blocages et de sentir le courant énergétique. De plus, la prise de conscience du transfert, lent et précis du poids du corps d’une jambe à l’autre et le jeu d’alternance des bras et des jambes concrétisent parfaitement la pensée chinoise basée sur l’équilibre dynamique des forces du Yin et du Yang.

Durant les enchaînements, ce sont les mains qui guident les déplacements, qui captent l’énergie et la transmettent d’une main à l’autre afin que le corps trouve son appui dans le Tan Tien, le centre de gravité situé sous le nombril. Toute l’essence du tai-chi réside dans la recherche du centre de gravité, de l’équilibre des deux pôles de l’énergie, le Yin, issu de la terre, et le Yang, issu du ciel.

Par son côté méditatif, le tai-chi apaise le mental, améliore la concentration, la vivacité d’esprit et la mémoire. Il favorise une meilleure prise de conscience de soi et de son environnement. Pour sa part, le Qi Qong est intégré au programme de médecine. Au fils des années, ces deux disciplines ont cependant conservé, aux yeux des Chinois, une visée thérapeutique.

 

Le Tai-Chi favorise une meilleure prise de conscience de soi et de son environnement.

APPLICATIONS THÉRAPEUTIQUES

Beaucoup d’études rendent compte des bienfaits de la pratique du tai-chi pour diverses affections. Nous avons retrouvé dans la littérature internationale près de 89 articles scientifiques (revues à comité de lecture) depuis 1980. Aucun de ces articles référencés sur Medline ne provient d’équipe française (validé par comité de lecture). Comme il fallait s’y attendre, la plupart des expérimentations ont été réalisées par des équipes américaines et encore plus par des équipes chinoises ou d’autres pays d’Asie.

Ce sont les gériatres qui se sont les premiers intéressés aux applications thétransmetrapeutiques du tai-chi. Dès 1982, une étude chinoise (1) suggère de développer ces pratiques et, en particulier, le tai-chi traditionnel, pour améliorer le vieillissement en santé et accroître la longévité. Les aspects préventifs et de gestion de l’équilibre entre l’individu et son environnement, entre le corps et le psyché, sont des aspects philosophiques et pratiques de la tradition chinoise qui sont en plein accord avec l’approche globale et holistique de la gérontologie occidentale moderne. 

Réduire le risque de chute et améliorer l’équilibre des personnes âgées

Chez une personne âgée, « Quand on tombe, c’est une chute ! Quand on chute, c’est souvent la tombe ! ». Une chute peut entraîner une réaction en chaîne menant à la maladie, à l’invalidité et même à la mort. Par conséquent, prévenir les chutes est devenu une priorité. Les personnes âgées aiment généralement les exercices modérés, comprenant des mouvements non vigoureux mais constants qui mobilisent toutes les parties du corps. On pense que le tai-chi peut aider à prévenir les chutes parce que ses mouvements incorporent des éléments de musculation, d’équilibre, d’alignement postural et de concentration.

Des résultats confus sur la prévention des chutes

Malheureusement, les résultats des nombreuses études sur le tai-chi et la prévention des chutes sont confus et discordants.

Alors que la plupart des expérimentations visaient à évaluer si le tai-chi améliorait l’équilibre, une seule étude a directement évalué le lien entre le tai-chi et la prévention des chutes (2). Dans un premier temps, cette étude de référence démontre, avec une grande rigueur scientifique, les bénéfices du tai-chi sur les patients âgés chuteurs peu ou pas fragiles. L’ajustement statistique des résultats montre alors que le risque de récidive des chutes a été réduit de 47 % par le tai-chi.

Mais, dans un deuxième temps, les auteurs ont nuancé les résultats des patients en cours de fragilisation. En effet, pour définir cette population (en cours de fragilisation) l’équipe a retenu 10 critères de fragilité dans des domaines reconnus :
• âge ;
• équilibre ;
• capacité à la marche ;
• autres activités physiques ;
• niveau de dépression ;
• usage de sédatifs ;
• vision de près ;
• statut pathologique ;
• co-morbidités ;
• force des membres supérieurs et inférieurs.

Sur ces critères, une personne âgée est réputée robuste si 4 items sur 10 sont strictement normaux et si moins de 2 items sont fortement perturbés. Inversement, une personne âgée est reconnu fragile si 4 critères sur 10 sont fortement altérés et si un seul critère reste normal.

Une analyse tendancielle, tenant compte des temps intermédiaires d’évaluation, montre précisément qu’au cours du premier mois d’apprentissage le tai-chi augmente significativement le risque de chute des patients en cours de fragilisation. Ce n’est que par la suite, du 4e au 12e mois, que le tai-chi réduit significativement le risque de chute de ces mêmes patients (47 % dans le groupe tai-chi versus 60 % dans l’autre groupe). Ces résultats, obtenus sur des personnes âgées en cours de fragilisation, sont donc moins nets que ceux obtenus par la même équipe chez des patients peu fragiles ou simplement vulnérables.

Au Tai-Chi, il faut apprendre à ralentir pour progresser.

Moins de pertes d’équilibre…

Par ailleurs, plusieurs études cliniques randomisées ont démontré l’efficacité d’un programme tai-chi dans la prévention des pertes d’équilibre des personnes âgées. Il s’agit de bénéficie du tai-chi le plus solidement documenté dans la littérature scientifique.

Une batterie exhaustive de tests validés à la fois dans le domaine de la motricité et de l’équilibre ont permis de démontrer que la pratique du tai-chi améliore plus significativement l’équilibre que réellement la motricité (3). Le tai-chi est aussi particulièrement efficace pour restaurer l’équilibre chez les personnes âgées souffrant de troubles visuels et/ou vestibulaires (4). L’utilisation d’une plateforme statokinétique sur sujets pratiquant le tai-chi, avait montré une amélioration significative des capacités proprioceptives au niveau du genou, avec un élargissement du polygone de stabilité en position debout (en situation statique dynamique, en y associant le déplacement de poids) (5). Le ressenti d’une plus grande confiance des personnes âgées au cours de leurs déplacements est aussi objectivé par une vitesse de marche plus importante durant l’expérimentation par le groupe pratiquant le tai-chi (6).

Une étude britannique parue en 2004 dans le Britanic Journal Sport (7) démontre que le tai-chi favorise une meilleure proprioception kinesthésique au niveau des articulations de la cheville ou du genou, le tai-chi étant même plus efficace que le footing/natation pour préserver le seuil de kinesthésie de l’articulation de la cheville. Cette constatation est essentielle, puisque nous savons que la personne âgée utilise davantage les informations proprioceptives provenant de la hanche, en compensation de l’affaiblissement des informations kinesthésiques provenant de la cheville ou du genou. Or, la perte de la proprioception de la cheville est largement responsable du risque de chute.

Si on analyse la littérature sur la prévention des chutes par le tai-chi, on note l’absence de mesure standard permettant de comparer les résultats de différentes études. Si des expérimentations montre le bénéfice du tai-chi allant jusqu’à des gains de 47 % sur la réduction du nombre de chutes, la plupart des études sont à nuancer par les modalités des protocoles souvent mis en oeuvre et les analyses statistiques consécutives (8).

On peut expliquer la variabilité des résultats par trois points.
• Premièrement, la durée de l’entraînement fluctue énormément d’une étude à l’autre. La participation de longue durée est susceptible d’apporter des résultats positifs. En effet, on s’aperçoit que, pour l’ensemble des différentes études, le bénéfice du tai-chi est en constante progression durant les trois premiers mois pour se stabiliser le sixième mois (9). Cette durée semble être le temps moyen nécessaire pour l’apprentissage. De plus, l’analyse des différentes études menées tend à montrer que la pratique du tai-chi est plus bénéfique aux patients socialement favorisés, avec un niveau d’études supérieures. Par ailleurs, une pratique interventionnelle pour prévenir les chutes n’est que peu ou pas efficace chez des patients présentant des déficits cognitifs importants, ou un état démentiel ou pré-démentiel (10). Peu d’études prennent en compte le statut cognitif des pratiquants.

• Le deuxième point expliquant la variabilité des résultats des études sur la prévention des chutes par le tai-chi est la variabilité des styles de tai-chi enseignés. Il est postulé que certains styles comme le Wu pouvaient être plus efficaces dans l’amélioration de l’équilibre (Hain, 1999). Toutefois, cette hypothèse n’a jamais été vérifiée. La plupart des études utilisent le style populaire Yang qui pourrait être plus efficace dans le renforcement des muscles des jambes, mais moins que le style Wu pour ce qui est de l’équilibre, dans certaines études le style n’est même pas précisé.

• Enfin, l’âge, le sexe et l’état de santé (fragilité) des participants sont tous des facteurs qui pourraient avoir des effets sur les résultats, mais ils n’ont parfois pas été évalués.

Le bénéfice global du tai-chi est proportionnel à l’implication des participants.

Bénéfice global ?

Les articles faisant la synthèse sur le bénéfice du tai-chi dans la réduction du risque de chute et l’amélioration de l’équilibre (8, 11) mettent l’accent sur la nécessité de réaliser beaucoup mieux les inclusions de personnes âgées afin de constituer des groupes plus homogènes. Cette harmonisation des groupes permettra, par exemple, de comparer des sujets de divers groupes d’âge, de niveau social différent, d’étudier la durée et la fréquence optimale des programmes en fonction de l’état de santé des participants…

Par ailleurs, il serait particulièrement intéressant de mesurer directement le nombre de chutes, étant donné que l’amélioration de l’équilibre pourrait ne pas être directement reliée à la réduction des chutes. Comme l’a monté l’étude de Wolf et al. (2), initialisée par le programme FICSIT (The Atlanta Fraitly an Injuries Cooperatives Studies and Intervention Techniques), les résultats obtenus sur des personnes âgées en cours de fragilisation tendent à valider la nécessité d’adapter le tai-chi à la typologie de la personne âgée et à son niveau de fragilité pour mieux cerner la place de l’action préventive la plus efficace. Il serait intéressant que les prochaines études portent sur les sujets à risque de chutes plutôt que sur des personnes âgées en « bonne santé ».

Enfin, les auteurs soulignent que le bénéfice global du tai-chi est proportionnel à l’implication et à l’adhésion des participants. Les effets les plus bénéfiques sont pour les personnes qui souhaitent majoritairement poursuivre le programme, avec une amélioration de l’équilibre de la vie et un intérêt des personnes testées pour l’action de stimulation cognitive du tai-chi liée à la mémorisation des figures.

Mais quelle est la limite de détérioration cognitive au-delà de laquelle le tai-chi n’est plus efficace ?

Il convient de s’interroger sur la forme de présentation et de pratique simplifiée du tai-chi qui permettrait aux personnes n’ayant pas un niveau socioculturel élevé ou des déficits cognitifs légers d’adhérer plus rapidement et de comprendre plus facilement la philosophie de cet art.

Améliorer la capacité aérobie

Publiée en 2004, une méta-analyse a regroupé sept études cliniques, soit 344 patients, traitant de l’effet du taichi sur la capacité aérobie (12).

Les résultats indiquent que les individus exerçant régulièrement le tai-chi développent une meilleure capacité aérobie (pic VO2) que les adultes sédentaires.

Par ailleurs, un essai clinique préliminaire réalisé auprès de trente sujets souffrant d’insuffisance cardiaque chronique a comparé, sur 12 semaines, l’efficacité d’une technique de réhabilitation classique à un programme de tai-chi, en complément des soins habituels. Les résultats indiquent une amélioration significative de la qualité de vie et de la capacité aérobie (pic VO2, et vitesse de marche) (13). 

Améliorer la qualité de vie

Une revue systématique de cinq essais cliniques de qualité variable a démontré que les gens pratiquant le tai-chi présentent des améliorations significatives selon plusieurs indices de bien-être psychologique (dépression, détresse psychologique, satisfaction de vie, perception de la santé) (14). Les effets à court terme du tai-chi ont été évalués dans un programme pré/posttest sur 11 femmes âgées. Non seulement l’étude montre une amélioration des paramètres de motricité/équilibre, mais également une amélioration significative du niveau d’anxiété, d’humeur, et du seuil de perception de la douleur. L’ensemble de l’évaluation, bien argumentée, repose sur des critères utilisant des grilles ou scores validés (goniométrie, dynamométrie, station unipodale chronométrée, marche tandem, échelle de dépression et de qualité de vie, échelle analogique de la douleur) (15).

Améliorer le sommeil

Les troubles du sommeil ont, chez la personne âgée, des conséquences souvent graves et difficiles à apprécier, allant jusqu’à générer une augmentation de la morbidité et de la mortalité par affection cardiovasculaire. Les troubles du sommeil chez la personne âgée sont fréquemment la résultante de pathologies bénignes non aiguës (enquête du National Institute on Aging : Foley DJ et al, Sleep 1995).

Il faut principalement citer le manque progressif d’activité physique et d’effort musculaire journalier, les états anxieux et dépressifs…

En 2004, une étude clinique a comparé l’effet du tai-chi à des techniques de relaxation (étirement et contrôle de la respiration) sur la qualité du sommeil (16). Cent seize personnes de plus de 60 ans, souffrant de troubles du sommeil d’intensité modérée, ont participé trois fois par semaine, durant six mois, à des séances d’une heure de taichi ou de relaxation. Les auteurs démontrent une amélioration significative de la qualité du sommeil, à la fois par réduction du temps d’endormissement de 18 min en moyenne et de l’augmentation du temps de sommeil (+ 48 minutes en moyenne), ainsi qu’une réduction des périodes de somnolence diurne. Simultanément, et confirmant les résultats d’études antérieures (9), le tai-chi démontre dans cette étude aussi une nette amélioration des testes de performance physique des muscles des membres inférieurs (station unipodale, lever de chaise, marche rapide). Cette amélioration est nettement plus significative que celle obtenue avec des exercices conventionnels de basse intensité.

La tai-chi se révèle ainsi une approche non médicamenteuse efficace pour prendre en charge les troubles du sommeil de la personne âgée. L’implication de ces patients dans une activité physique diurne longue et régulière a aussi permis d’améliorer les facteurs de motricité et de tonicité des membres inférieurs.

Réduire certains symptômes de l’arthrite rhumatoïde

En chine, le tai-chi est reconnu depuis plusieurs siècle comme un traitement efficace de l’arthrite rhumatoïde (17).

Selon quatre études contrôlées randomisées, incluant 206 participants, la pratique du tai-chi peut apporter une amélioration de l’amplitude des mouvements des membres inférieurs, particulièrement des chevilles. Ils soulignent également que le tai-chi n’aggrave pas les symptômes de l’arthrite rhumatoïde, ce qui peut survenir durant la pratique d’exercices plus intenses.

En revanche, le tai-chi n’a eu aucun impact cliniquement significatif sur l’aisance dans les activités quotidiennes, la douleur et le gonflement des articulations, ou l’amélioration globale évaluée par le patient (18). 

Réduire l’ostéoporose

Une étude clinique randomisée indique que le tai-chi réduirait la perte de densité osseuse chez la femme ménopausée depuis au moins 10 ans (19). Cependant, l’étude ne permet pas d’exploiter les résultats à la population occidentale. De plus, on ne sait pas si ces résultats sont attribuables de façon spécifique à cet art martial ou à l’effet de l’exercice en général. L’exercice physique pratiqué dès le plus jeune âge contribue à augmenter la densité minérale osseuse, et réduit la perte osseuse à l’âge adulte.

L’exercice, non seulement, améliore la qualité de la trame osseuse, mais il renforce également les muscles, la coordination, l’équilibre, la souplesse et permet d’avoir dans l’ensemble une meilleure santé. La marche, l’aérobic, le tai-chi sont tout particulièrement indiqués pour stimuler la formation osseuse et renforcer les muscles de soutien. Encourager l’exercice physique à tout âge est donc une priorité absolue pour prévenir l’ostéoporose. 

Soulager l’arthrose

En 2003, un petit essai clinique randomisé a été mené auprès de 43 femmes de plus de 55 ans souffrant d’arthrose (20). Elles ont pratiqué le taichi hebdomadairement durant douze semaines, ou ont été assignées à un groupe contrôle.

On a constaté des changements positifs significatifs quant à la perception de la douleur, de la raideur articulaire, de l’équilibre et de la force des muscles abdominaux chez les sujets pratiquant le tai-chi. 

Prévenir les accidents vasculaires périphériques

Une étude a été réalisée sur 10 personnes âgées pratiquant le tai-chi depuis 10 ans versus 10 patients âgés et 12 sujets jeunes sédentaires (21). Plusieurs tests ont été pratiqués en conditions basales et après vasodilatation pharmacologiquement provoquée.

Les mesures réalisées par enregistrement laser–Doppler montrent que le tai-chi est associé à une augmentation permanente et très significative du champ micro-circulatoire cutané profond, mais surtout à une meilleure compliance veineuse et à une meilleure réponse vasodilatatrice micro-artérielle, aboutissant à une meilleure capacité d’adaptation physiologique de la circulation au niveau des membres inférieurs. Le tai-chi tend à rapprocher les paramètres vasculaires de la personne âgée pratiquant régulièrement cette activité de ceux observés chez le jeune sédentaire.

Encourager l’exercice physique est une priorité pour prévenir l’ostéoporose.

CONCLUSION

Le tai-chi ou (Tai Ji Quan), cet art martial taôiste millénaire, pourrait profiter aux personnes souffrant de maladies chroniques, telle que l’arthrite, l’hypertension artérielle, ou encore la dépression, les déficiences immunitaires, la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson, la maladie d’Alzheimer et les troubles cardiovasculaires.

En analysant 89 études portant sur les effets du tai-chi sur une variété de maladies chroniques, on arrive à une importante constatation : la plupart de ces études ne présentent pas de méthodologie rigoureuse. Seulement une trentaine nous ont semblé particulièrement importantes et/ou les mieux argumentées au plan scientifique.

D’après la synthèse parue dans Archives of Internal Medecine (14), la pratique du tai-chi aurait des effets positifs, tant physiologiques que psychologiques, sur la santé et serait généralement sécuritaire. Au nombre des bienfaits potentiels notés dans la conclusion des auteurs, on retrouve : l’amélioration de l’équilibre, de la souplesse et du système cardiovasculaire, la réduction des chutes accidentelles. Les auteurs de la synthèse précisent donc que les bienfaits présumés du tai-chi peuvent être discutables. Ils déplorent également le fait que ces études explorent bien peu les fondements théoriques de la thérapie et qu’elles n’expliquent pas comment agit le tai-chi.

De manière générale, les recherches indiquent un effet positif du tai-chi sur la santé. D’après cette synthèse, le tai-chi pourrait également contribuer à réduire la douleur, le stress et l’anxiété. Les exercices orientaux, comme le tai-chi, mettent l’accent sur la force intérieure et l’énergie, contrairement à l’entraînement occidental conventionnel, qui mise plutôt sur la musculation. Le tai-chi constitue une forme d’intégration corps-esprit. Il allie respiration et concentration. Et c’est peut-être sur ce plan que se met en place une subtile mécanique.

Il serait bon de réfléchir sur les modes d’évaluation objective d’un programme de tai-chi afin d’obtenir un profil patient pour lequel le bénéfice du tai-chi serait prouvé, et réfléchir aussi sur les modes d’évaluation dans des structures proposant le tai-chi et de travailler davantage sur le résultat en termes de santé : quel pratique du tai-chi pour quel patient est « rentable » ?

En terme économique, on pourrait envisager le remboursement ou le subventionnement de cette pratique pour certains cas. Bref, réfléchir à l’adéquation du tai-chi avec la socio-économie et la prévention en santé.

Dr Didier Pembedjoglou

source : http://www.lamedecinedusport.com/sports/le-tai-chi-sport-qui-soigne/

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