TAI CHI CHUAN : UN ART MARTIAL ET UNE PRATIQUE DE SANTE

Posté par thierryschneyder le 26 août 2010

taijipractice.jpg 

A la fois art martial et pratique de santé, le Taï chi chuan (ou Taïjiquan) puise son origine dans l’histoire des arts martiaux chinois (Kung Fu Wu Shu).

Il est longtemps resté dissimulé et transmis « de bouche à bouche et de peau à peau » selon un système patriarcal strict. Il vise l’amélioration de l’être sur le plan physique, émotionnel et mental.

Le Taï chi chuan est classé  parmi les pratiques internes et énergétiques (travail sur l’énergie interne, le « Qi Gong») qui le distingue des pratiques externes (utilisant la force physique). Cette distinction ne vaut que pour l’apprentissage, car l’interne et l’externe se rejoignent au fur et à mesure de la pratique pour ne faire qu’un, à l’image du yin et du yang.

yinyang.jpg

Le Qi Gong comprend des étirements et des auto-massages sur les méridiens d’acupuncture ainsi que des exercices favorisant la maîtrise de la respiration et la détente,  permettant  de délier en douceur les articulations.

Le Taï chi chuan étudie des enchainements de mouvements (taolu) martiaux exécutés avec concentration alternant lenteur et rapidité, d’abord à mains nues puis avec armes ( épée, bâton, sabre, hallebarde, éventail, etc….). Puis vient la pratique des « mains collantes » (Tuishou) avec un partenaire qui  permet de mettre  en application les mouvements de la forme à mains nues et de travailler l’écoute de l’autre.

Taï chi chuan et Qi Gong  sont complémentaires. Ils développent les capacités de mémorisation, la coordination, l’équilibre, la souplesse…et apportent une détente du corps et de l’esprit.

Dans le Taï chi chuan, Il y a une union physique et mentale qui est recherchée, source de tranquilité, de lucidité et de puissance, permettant à l’homme de donner le meilleur de lui-même .

Travailler son « taï chi », c’est travailler sur l’énergie interne. Travailler son énergie, c’est gérer son économie. C’est ce qui différencie la pratique du Taï chi chuan d’une simple discipline corporelle ou sportive.

Accessible à tous, le Taï chi chuan comme le Qi Gong se pratique à tout âge, quelque soit sa condition physique.

« Cet art martial n’est pas un combat contre soi-même, mais avec soi-même. Le but ultime du guerrier est d’être capable d’éviter le combat, ce qui nécessite un apaisement du corps, du coeur et de l’esprit. Contre toute attente, cette pratique impose de développer davantage le féminin en soi, en privilégiant le Yin au Yang. La connaissance et le respect de sa propre nature sont le chemin privilégié pour avancer dans l’existence et tenter de trouver une paix en soi. » (« Taiji Quan, itinéraire d’un défi » par Alain Caudine, La Maisnie-Trédaniel) 

logoirap.bmp

Publié dans Non classé | Commentaires fermés

HISTOIRE DU TAI CHI CHUAN

Posté par thierryschneyder le 26 août 2010

image012.jpg 

On désigne souvent comme pére légendaire du Taïjiquan, l’ermite taoïste du Mont Wudang, Chang San Feng qui vécut au 13ème siècle sous la dynastie des Ming. On dit de lui qu’il fut un personnage extraordinaire : Combattant redoutable, mage, devin, médecin et alchimiste, il aurait fondé les bases du Taïjiquan après avoir observé le combat d’une pie et d’un serpent. Il aurait comprit là, la suprématie de la souplesse sur la rigidité, de l’intention sur la volonté et la nécessité d’une alternance yin / yang. (Le lecteur comprendra ici que cette histoire ne doit pas être comprise simplement du point de vue historique mais surtout sur le plan symbolique).

chen20wangting.jpg 

Le Taïjiquan tel que nous le connaissons aujourd’hui est de création récente. Les preuves historiques fiables ont moins de 3 siècles. Il faut comprendre par là que cet art, fut jusqu’à une époque très récente, considéré comme secret et transmis  « de bouche à bouche et de peau à peau ». Son père historique est Chen Wang Ting (1600-16?), orignaire de Chenjiagou, dans la province de Hénan. C’est avec lui que va apparaître et se développer cette pratique sous ce vocable. Après une carrière militaire, il  se consacrera aux arts martiaux, et donnera naissance au Taïjiquan, à partir de divers styles de boxe. Dès lors, la famille Chen  conservera en son sein cet enseignement, selon un système patriarcal strict. Chen Chang Xing (1771-1853), descendant direct, eut beaucoup de disciples et fut le premier à accepter des disciples étrangers à la famille,  notamment  Yang Lu Chan (1799-1872), fondateur de l’école Yang, style très répandu qui est une adaptation ou une création dérivée – comme les autres styles -, du Taïjiquan de l’école Chen.

Publié dans Non classé | Commentaires fermés

LAO JIA YI LU (1ère partie)

Posté par thierryschneyder le 2 décembre 2010

1 – Préparation

2 – Ouverture

3 – Le gardien céleste pile le mortier

4 – Attacher le pan du vêtement

5 – Six verrouillages et Quatre fermetures

6 – Simple fouet

7 – Le gardien céleste pile le mortier

8 – La grue blanche déploie ses ailes

9 – Marche en oblique

10 – Envelopper le genou

11 – Pas en avant

12 – Marche en oblique

13 – Envelopper le genou

14 – Pas en avant

15 – Coup de poing couvert par la main

16 – Le gardien céleste pile le mortier

 

http://www.dailymotion.com/videoxfwoxt

 

Publié dans VIDEOS | Commentaires fermés

ENTRER DANS LE TEMPLE…

Posté par spiritus le 1 novembre 2010

immortelstempletphroc.jpg  

par WONG Tun Ken

Le Wu Ji ressemble au vide, et pourtant il n’est absolument pas vide ou empli de rien. Il subsiste une matière, Qi, en situation d’équilibre, immobile et neutre. Wu Ji est sans forme, sans couleur,  sans odeur, mais il est plein, à l’image d’une salle qui serait présumée vide, mais néanmoins emplie de  l’air qui l’occupe. Voici comment pourrait être globalement décrit l’état de Wu Ji. Mais le terme « Wu Ji» ne revêt pas le même sens selon la manière et le contexte dans lequel il est employé. Ainsi, c’est à la fois un état, comme je viens de le décrire, mais il participe aussi au concept philosophique de l’organisation du cosmos selon la philosophie ancienne chinoise, il désigne une posture que l’on retrouve en Qi Gong et en Tai Ji Quan, et l’équilibre du corps qui doit être recherché dans la pratique.                                                            

DEFINITIONS 

Wu signifie : rien, vide, dans le sens de vide cosmique. 

Ji signifie : limite, frontière. 

Wu Ji n’a donc pas de limites, pas de frontières. Il n’y a rien, c’est l’infini cosmique.                                                               

Tai signifie : grand. 

Ji signifie : limite, frontière. 

Tai Ji signifie : grand, au point de ne pas avoir de limites. C’est l’infiniment grand cosmique. Le cosmos est grand, il n’y a pas de limites, il est infini.   

Un concept philosophique 

La notion de Wu Ji a été développée par les lettrés de la Chine ancienne. Elle s’associe à tout un système de pensées qui s’est construit autour du yin yang. Elle est ainsi étroitement associée à celle de Tai Ji. De nos jours, on sait que l’organisation du cosmos selon la philosophie ancienne chinoise procède de cet engendrement : wu ji > tai ji >yin-yang. Dès que le tai ji se met en mouvement, il se divise en yin-yang.  Pourtant, ces termes sont chronologiquement apparus dans l’ordre inverse : yin-yang > tai ji > wu ji. Yin et yang étaient alors considérés comme des entités matérielles étant tous deux Qi, matière. C’est plus tard, vers la fin de la période des Royaumes combattants (de – 475 à – 221 av. JC), que leur sens s’achemine vers l’abstraction en devenant de plus en plus philosophique. Dans l’ouvrage intitulé Yi Chuan, qui est un livre de commentaires sur le Yi King, il est écrit : un Yin et un Yang construisent le Tao. Le Yin et le Yang sont comme un socle sur lequel s’édifie un système philosophique completLe mot Tai Ji est évoqué par Confucius dans le chapitre Xi Ci Chuan de ce même ouvrage (on dit que c’est lui qui aurait écrit ce livre, d’autres affirmant que c’est une oeuvre collective, rédigée sur une très longue période) : Le Yi porte en germe le Tai Ji ; le Tai Ji se décompose en « er » (le chiffre 2), et se sépare en deux parties : le ciel et la terreLao Tseu disait quant à lui : Le Yi (le cosmos originel) engendre le Yi (le 1), Tai Ji ; le Yi se divise et engendre le « er » (le 2) qui ensuite engendrera 3 puis tous les êtres du monde… Ainsi viennent d’abord le Yi, cosmos originel en situation de chaos indifférencié, le ciel, la terre, le « 1 » et le « 2 » qu’on nommera ensuite Tai Ji et Yin-Yang. Jusqu’alors, notez que l’on n’a pas encore prononcé le mot Wu Ji ! Et ceci demeurera jusqu’à la dynastie Song du Nord (960-1127), lorsqu’un philosophe du nom de Zhou Dun Yic (1017 – 1073) élabora une représentation du Tai Ji expliquant la transformation de l’univers à partir d’un tableau du Taoïste Chen Zhuin illustrant le Xian Tien (ciel antérieur, qu’on appelle aussi Wu Ji) qu’il modifia légèrement. Il décrit l’engendrement suivant : wu ji > tai ji > yin-yang > wu xing (les 5 éléments) > nan (homme) et nu (femme) > wan wu (toutes les créatures du monde). Ce tableau aura beaucoup d’influence sur les générations qui vont suivre. Dans la philosophie de Zhou, le Wu Ji gagne ses lettres de noblesse et devient la base, le fondement,le point de départ et le point d’arrivée de ce système. 

Le concept n’est pas la pratique !  

Mais tout le monde sait que l’on n’a jamais pu créer une boxe, un Tai Ji Quan, avec des concepts philosophiques. Chaque personne travaille différemment parce qu’elle est différente, et sa pratique devient un style qui est seulement plus tard expliqué par une philosophie. La façon de bouger le corps précède le concept, et l’explication ne sert à rien pour pratiquer. Ce sont les lettrés qui ont voulu expliquer, décrire, écrire, mais pas les Taoïstes qui cherchaient seulement à devenir immortels. 

Trouver le point zéro 

Dans un texte datant de 1852, Ji Quan Lun, à l’intérieur duquel une boxe chinoise est désignée par le terme Tai Ji, il est écrit : Le Tai Ji qui vient du Wu Ji est la mère du Yin et du Yang. Aussi une partie des pratiquants de Tai Ji Quan ont-ils ajouté à la forme un mouvement de préparation et un mouvement de « terminaison »pour que l’ensemble soit conforme au modèle théorique : Wu Ji > Tai Ji > Wu Ji. Ces postures sont appelées Wu Ji Shi en Tai Ji Quan et Wu Ji Zhuang en Qi Gong. Ce n’est pas en soi une mauvaise idée, mais on se contente alors souvent du mot Wu Ji sans en toucher véritablement l’essence. Aussi, que l’on adopte ou non cette posture n’aide ni ne gêne vraiment le pratiquant… Par ailleurs, il convient de préciser que dans les premiers temps du Tai Ji  Quan, il n’existait pas de tel mouvement de préparation. 

Wu Ji Shi et Wu Ji Zhuang 

De nos jours, selon qu’il soit appréhendé en Tai Ji Quan ou en Qi Gong, l’essence du Wu Ji a des portées différentes. Il existe ainsi en Tai Ji Quan une posture qui a été appelée Wu Ji Shi. Le pratiquant reste debout, pieds joints, les deux mains, pendant naturellement le long de chaque côté du corps avant de commencer la forme. Il cherche alors à relâcher les tensions, apaiser son esprit, souvent en se contrôlant. Après tout ce que je vous ai dit, vous voyez bien que ce n’est pas Wu Ji ! En fait, cette posture est souvent pratiquée sans accéder à l’état. Un exemple : le pratiquant croit souvent être relâché alors qu’à l’intérieur de lui même, il ne cesse de penser au travail et à ce qu’il fait. Cela ne peut pas être l’état de Wu Ji qui est en toutes circonstances de ne penser à rien, et dans lequel il n’y a pas même d’intention. En Qi Gong, c’est un peu différent. Il est davantage possible d’accéder à l’état, parce qu’il n’y a pas d’enchaînements de mouvements. La posture se nomme Wu Ji Zhuang et le pratiquant reste simplement debout en apaisant son esprit. Dans ces circonstances, il arrive parfois que d’un seul coup, un éclat lumineux survienne, un grand blanc, c’est le Wu Ji. Mais ça arrive spontanément. Tout est alors vide. C’est l’état de vacuité. Il n’y a pas d’activité de l’esprit, mais celui-ci est cependant conscient des réactions de son corps. La chanson du Wu Ji décrit clairement cet état de vacuité : L’esprit ne pense à rien, aucune image   ne le retient ; l’esprit parvient à ce qui semble vide, tout est déchargé ; on accède à l’état d’innocence, comme  un enfant qui vient de naître ; on comprend vraiment ce qu’est le vide, ce qu’est le rien ; libre et heureux de voler à travers l’univers ;   c’est la marche dans le Tao. Une phrase répétée en Xing Yi Quan explique un peu l’état de Wu Ji qui peut se retrouver en boxe chinoise : Quan wu quan, yi wu yi, wuyi zhi zhong chu zheng yi. Au combat (quan) à un très haut niveau, les techniques que l’on a apprises sont intégrées (wu quan), 

Le Tao, c’est aussi ne rien penser, ne rien demander. 

Le Wu Ji est l’équilibre du corps. Le centre de gravité doit se trouver au point zéro. l’esprit (yi) ne pense plus (wu yi), c’est à-dire qu’il n’y a plus de volonté, ni de concentration. Cet état inerte (wu yi)permet de développer des réflexes naturels précis (zheng yi) pour les besoins du corps et sa protection. Réaliser le calme total Ainsi réaliser Wu Ji, c’est réaliser le calme total. Mais peut-il être atteint ? Car dès que je cherche à l’obtenir, je ne suis déjà plus dans l’état de Wu Ji, la demande étant elle-même une pensée. Dans le Taoïsme, il est dit : « Vous allez entrer dans le chemin du Temple ». Parce que le Tao, c’est quoi ? C’est aussi ne penser à rien, ne rien demander. Et c’est ce vers quoi chaque pratiquant doit aller, parce que vous êtes « entré dans le Temple ». Mais s’il est possible d’atteindre ce calme en Qi Gong où vous gardez la même posture, dans le Tai Ji Quan, c’est très difficile. Parce que vous êtes continuellement en mouvement. Comment alors rester calme et ne penser à rien ? Même si la forme est intégrée, qu’elle se déroule par elle-même, vous pensez toujours à autre chose. Comment en effet pouvez-vous descendre votre main, lever votre jambe sans y penser du tout ? Depuis 30 ans, vous marchez sur le même chemin et vous ne pensez pas que vous pouvez y arriver, vous devriez. Mais il est vrai que vous ne pouvez pas y arriver tous les jours. Parce que le Tai Ji, c’est compliqué. Réfléchissez. Combien de minutes vous faut-il pour accéder au calme ? Trois minutes ? Dix minutes ? Et combien de temps pouvez-vous rester sans avoir aucune pensées ?

Ca ne se commande pas ! 

Moi, je ne cherche pas cet état. Il arrive s’il doit arriver. Vous savez quand vous dormez, il y a un moment où vous ne sentez rien, quelques secondes, et vous vous réveillez en pleine forme. C’est ça Wu Ji. Mais ce n’est pas lié à la pratique, ça arrive comme ça. Si vous voulez rester longtemps dans une posture, c’est autre chose. Le corps n’est pas forcément fluide à l’intérieur. Le Wu Ji correspond à un très haut niveau de pratique, lorsqu’on est vide et que tout est fluide en soi. Mais si le mental n’est pas vide, disponible, ça ne marche pas. Il faut un calme intérieur profond qui permet au corps de se corriger par lui-même.  C’est un espace où loge une force qui peut améliorer notre santé, ou avoir des capacités spécifiques, mais elle n’est accessible que si l’on n’utilise pas notre mental.

Trouver le point zéro 

En ce qui concerne précisément le Tai Ji Quan en tant qu’art martial, le maître Sun Lu-Tang avait développé dans les années 30 la théorie du « Zhong He ». « He » est aussi nommé « l’état de Wu Ji dans le Tai Ji Quan » ; l’état de « Zhong » est pour sa part le milieu, c’est l’équilibre du corps. Mais attention, l’équilibre par la répartition du poids (qui vous empêche de tomber mais dans lequel il n’y a pas forcément d’équilibre entre les différentes parties du corps) n’est qu’une petite partie de cette théorie. Pour que cet équilibre existe, le centre de gravité doit se trouver au point zéro : avant/arrière, droite/gauche, diagonales. Entre tous ces points, il y a un équilibre, mais fait de vide. C’est ce point zéro qui doit être atteint pendant tout le déroulement de la forme. Parce que Wu Ji correspond au centre, c’est-à-dire que dans notre corps il y a une multitude de lignes qui traversent un point, ou l’axe central ; à partir de ce point (ou cet axe) chaque côté d’une ligne s’équilibre en un même moment, ainsi le point central se maintient à force zéro et, puisque toutes les forces sont ainsi également réparties, « He » permet d’installer le calme, harmoniser le corps avec l’esprit, unir l’intérieur et l’extérieur… 

Pour exemple, imaginez le gonflement d’un ballon. Et bien, si vous sortez la force dans une direction, elle doit aussi se manifester de l’autre côté. Même si à l’intérieur, le corps ne ressent rien, qu’il est vide, comme ce ballon qui est rempli d’air. Il n’y a pas plus de force d’un côté que de l’autre. Et c’est l’intention qui permet cet équilibre. Par un relâchement profond du corps et un sentiment de paix dans l’esprit, on peut alors accéder à une synthèse subtile du yin-yang. Le corps forme un bloc sans fissure ; il ressemble à ce ballon indistinct et transparent, léger à mouvoir, libéré, qui s’équilibre tout seul et en permanence, l’esprit vérifiant sans effort le travail réalisé. C’est un état de vacuité où l’énergie circule, naturelle et fluide vers n’importe quel point du corps. C’est pourquoi pour conclure, je dirais qu’il faut du temps, beaucoup de temps pour arriver à cet équilibre, et parvenir à cet état de Wu Ji… Qu’il faut s’armer de courage et de patience. Mais dès lors qu’on en franchit le premier seuil on sent combien cela en vaut la peine, quelqu’ait pu être la longueur et la difficulté du chemin parcours.  Il faut un calme intérieur profond qui permet au corps de se corriger par lui-même. La notion de Wu Ji a été développée par les lettrés de la Chine ancienne.   

 vlcsnap2010110110h13m53s118.png

WU JI EN TAIJI 

Talons joints, le regard porté vers l’horizon sans s’attacher à ce qui l’entoure (NDLR : Il ne s’agit pas d’une focalisation sur le point de l’horizon qui nous fait face mais de prendre conscience que l’horizon est tout autour, sans s’attacher à ce qui se passe à un endroit particulier),le bout de la langue touche le palais , le sommet de la tête pousse vers le ciel. Laisser tomber les bras le long des cuisses, la poitrine légèrement creusée, le dos droit, mais sans tension, pas voûté, les lombaires relâchées, les genoux débloqués, le poids également partagé entre les deux pieds (NDLR : jusqu’à une répartition égale sur la plante des pieds: talon, balle, orteils, bords interne et externe). Etat de Wu Ji. 

WU JI EN QI GONG 

Elle se pratique assis sur une chaise, par terre, ou debout Assis : le tronc est droit, vertical au sol, le poids du corps également réparti sur les points d’assises que sont les pointes des ischions (NDLR : et non sur les fessiers — rétroversion du bassin — ou le plat des triceps— antéversion du bassin —). Le poids des jambes est également partagé entre les deux pieds. Etat de Wu Ji. Debout : lorsqu’on pratique debout, on écarte les pieds de la largeur des épaules, les yeux mi-clos, le bout de la langue touche le palais. Etat de Wu Ji.

WU JI DANS LA POSTURE DE L’ARBRE 

 Les posture(s) de l’arbre sont des postures symétriques gauche/droite. Les bras se font face quelle que soit leur hauteur, le poids est également partagé entre les pieds. Etat de Wuji
 clipimage002.gif

Source : GENERATION TAO

Publié dans Non classé | Commentaires fermés

TAÏJI QI GONG

Posté par spiritus le 1 octobre 2010

Exemple d’exercices de Qi Gong du style Chen de Taïjiquan par Maître Wang Xi’an

http://www.dailymotion.com/videoxf158u

Publié dans VIDEOS | Commentaires fermés

MAÎTRE WANG XI’AN

Posté par spiritus le 26 août 2010

wangxian.jpg

Maître Wang Xi ‘an est issu de la 19ème génération du Tai ji Quan de style Chen. Né en 1944, passionné pour cet art dès son plus jeune âge, aujourd’hui il est considéré comme une référence mondialement reconnue.

Outre les nombreuses compétitions régionales et nationales remportées en Chine, il a été en 1997, en reconnaissance de son dévouement, élevé au rang des personnalités par l’État chinois comme « Grand Maître de Tai Ji Quan de style Chen », et entraîneur national d’études supérieures de Wu Shu.

Occupant le plus haut poste de responsabilité pour l’enseignement du Tai Ji Quan à Chenjiagou, berceau du Tai Ji Quan en Chine, il a créé avec ses deux fils un institut privé en 2000 pour former de nombreux professeurs. Il s’inscrit aussi depuis plusieurs années dans une dynamique de transmission avec notre pays, la France, pour le plus grand bonheur des amateurs d’authenticité.

Tiré du livre d’Alain Caudine « A La Source du Tai Ji Quan », Guy Trédaniel Editeur

Publié dans Non classé | Commentaires fermés

APPORTS ET BENEFICES SPECIFIQUES DU STYLE CHEN DE TAIJI QUAN

Posté par spiritus le 24 août 2010

Malgré qu’il soit à l’origine de tous les autres styles de Taiji Quan, le style Chen pour des raisons liées à l’histoire n’a pas connu encore la popularité du style Yang (en raison d’une transmission selon un  système patriarcal strict).

Pourtant le style Chen renferme des caractéristiques qui ont été oubliées ou volontairement cachées dans le style Yang et si des résultats positifs sur la santé sont constatés chez les pratiquants du style Yang il y a des effets et des bénéfices supplémentaires plus complets obtenus avec le style Chen. 

Le style Chen par exemple met l’accent sur l’utilisation de la force issue de la spirale. Le corps ainsi soumis à des mouvements vrillés, de torsion , d’enroulement et de serrage réagit sur différents plans . Un tel travail de contraction et de relaxation est comparable à un essorage, il améliore la circulation des liquides (sang, lymphe, liquide céphalo-rachidien ) et élimine progressivement les tensions issues de différentes stagnations, rétentions des éléments toxiques du sang dans les muscles, les tendons, les fascias. 

Parmi les caractéristiques à l’avantage du style Chen, la recherche du travail bas donne corps à l’efficacité et à la détermination propre au combat. Le travail bas dans un premier temps améliore la mobilisation de la zone du bassin et de la taille, c’est dans cette région que chaque mouvement prend racine. La finalité de ce travail n’est pas de réaliser des exploits en grand écart impliquant la souplesse de l’articulation coxo-fémorale comme passage obligé à l’efficacité. 

L’intérêt du travail bas pendant l’apprentissage permet au pratiquant dans le respect de ses limites, d’optimiser son potentiel  » amplitude articulaire  » dans l’espace qui est le sien. Le jeu des translations / rotation devient progressivement plus  » huilé  » et permet avec un certain temps de pratique de négocier plus de fermeté par le moyen de cette souplesse ( les articulations deviennent plus libres et la force peut s’exprimer plus facilement et plus rapidement à partir de n’importe quelle position.) 

Un autre avantage propre au style Chen c’est cette complémentarité entre la douceur et la fermeté, avec des mouvements alternés rapides et lents accompagnés par un relâchement maximun. Le relâchement est la qualité indispensable pour faciliter la transition, et harmoniser les contraires. Si ces trois conditions sont réunies associées au travail de la spirale, la production et le contrôle de l’énergie interne augmente. Cependant , comme les maîtres l’enseignent les mouvements peuvent tous être réalisés à des degrés de force différents ; certaines modifications et l’adoption d’une position plus haute rendra la forme beaucoup moins vigoureuse. 

Un travail uniquement axé sur la lenteur (aérobie) pénalise le sujet si les circonstances lui imposent des changements de rythmes  » puisque sa capacité de travail anaérobie, sa tolérance à l’acidose lactique, son aptitude à re consommer les lactates produits, à rétablir son équilibre acido basique et à payer sa dette d’oxygène sont diminués.  » en deux mots , la pratique de l’alternance lenteur et vitesse favorise l’équilibre cardio-pulmonaire. 

Une étude récente réalisée à Pékin, a montré que les pratiquants du Taiji style Chen ont des réflexes plus rapides que les pratiquants d’autres styles. Les mouvements rapides et durs sont particulièrement bénéfiques aux personnes qui ont besoin d’un exutoire émotionnel plus expressif. 

Les mouvements du Taiji style Chen contiennent également un premier niveau ou l’application à l’auto-défense est plus claire et plus directe que toutes les autres formes de taiji. Il est ainsi plus aisé de comprendre un mouvement, et ainsi de mieux diriger le flux de l’énergie interne. Il constitue une base solide pour la préparation à l’auto- défense et convient parfaitement comme complément à d’autres disciplines d’arts martiaux, bien que la persévérance dans la pratique du style Chen devrait suffire à atteindre la plus grande efficacité en la matière. 

Le Taiji Quan style Chen inclut aussi plus de mouvements avec les mains et les doigts, et nécessite un travail d’étirement sur toutes les articulations du corps plus important que les autres styles, ce qui est bénéfique pour des personnes qui ont un besoin d’exercice plus complet de toutes les parties du corps. 

Le style Chen est donc plus adapté à la plupart des gens, aux plus jeunes ou plus déterminés qui veulent atteindre plus vite un niveau élevé de forme physique, aux personnes plus en forme qui veulent aller jusqu’aux limites de leurs possibilités, ou à ceux et celles qui souhaitent améliorer leur santé, ce style a beaucoup à offrir. 

En résumé, toutes les formes de Taiji ont des similitudes de base, et tous sont très bénéfiques à la santé et à l’équilibre général. Cependant le style Chen a beaucoup d’avantages supplémentaires que les pratiquants peuvent s’approprier si ils ont la patience et la persévérance nécessaires. 

   

Par Alain Caudine, Président de l’IRAP    

Publié dans Non classé | Commentaires fermés

LA FORME ANCIENNE DU TAÏJIQUAN (LAO JIA)

Posté par thierryschneyder le 23 août 2010

Extrait de la forme originelle par WANG Xi’an, Grand-Maître de la 19ème génération, Entraîneur National de Chine

NB : la vitesse de la vidéo est un peu plus rapide que la réalité 

http://www.dailymotion.com/videox7dlv4

Publié dans VIDEOS | Commentaires fermés

FAJING ET APPLICATIONS MARTIALES DU TAI CHI CHUAN STYLE CHEN

Posté par thierryschneyder le 20 août 2010

Pour ceux qui pensent que le Taï chi n’est qu’une gymnastique d’entretien et non un art martial,  voici dans cette vidéo un aperçu de l’aspect martial  de cette pratique, utilisant la force interne rapide et explosive, « Fajing ».

Cet aspect de la pratique n’est quasiment pas développé en occident, où les cours, sont orientés sur les exercices de santé, et portent essentiellement sur l’apprentissage des formes (taolus) codifiées.

Le Taï chi peut se pratiquer de différente façon selon sa recherche : pour entretenir sa santé, ou comme technique d’autodéfense, ou encore comme pratique méditative et spirituelle, voire les 2 ou les 3 à la fois !

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Non classé, VIDEOS | Commentaires fermés

Taï chi chuan Style Chen

Posté par thierryschneyder le 23 avril 2010

Par Maître CHEN Xiao Wang. Du très haut niveau.

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans VIDEOS | Pas de Commentaire »