QI GONG

Posté par spiritus le 27 juillet 2013

Le Qi Gong est une gymnastique énergétique d’origine chinoise, vieille de 5000 ans, dont les fondements prennent leur source dans la philosophie antique et la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC).

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Il utilise toute une gamme de mouvements simples, souples et lents, alliée à une respiration lente,  profonde et régulière qui entraînent  une détente de l’esprit,  le calme et la concent ration.

Le Qi Gong  vise à l’harmonisation de l’union du corps et de l’esprit. Il s’appuie sur une conception globale de la vie où l’être humain est un tout indissociable de la nature et de l’univers.

Le Qi Gong régule les activités fonctionnelles de l’organisme. Il permet de gérer son énergie et à se maintenir dans un équilibre dynamique.

Des études scientifiques chinoises démontrent  que le Qi Gong favorise la mémorisation, l’effort intellectuel, mais aussi l’imagination et la créativité.

 Le Qi Gong est ouvert à tous :  Pas de condition physique ou d’apprentissages préalables nécessaires, pas de critère d’âge ou de santé. Le Qi Gong s’adresse à toute personne cherchant à prendre en main sa santé, tant sur le plan physique que psychique.

 » Cette gymnastique millénaire a traversé le temps et les révolutions, fleurissant en centaines d’écoles, pour fournir au peuple chinois la moins coûteuse et la plus saine des médecines préventives. Rappelons qu’à l’heure actuelle, l’espérance de vie en Chine est identique à celle de la France, malgré des coûts de santé quarante fois inférieurs en dépit de conditions de vie infiniment plus rudes. La pratique du Qi Gong comme « sport national » n’y est sans doute pas étrangère : il n’est que d’observer tous ces vieillards alertes, pratiquant été comme hivers leurs exercices dans les parcs au petit matin, pour se convaincre de l’apport décisif de cette discipline sur la santé et la longévité.

En tant que gymnastique de santé, le Qi Gong est un véritable « trésor national » que le gouvernement chinois a toujours encouragé, tout comme il a encouragé le maintien de la médecine traditionnelle chinoise, se contentant d’en édulcorer les lointaines origines impériales. Rappelons tout d’abord que le Qi Gong n’est pas une simple gymnastique. Il touche aux différents niveaux de l’être humain (physique, énergétique, psychique), et exerce une influence naturelle sur le comportement et la spiritualité de l’individu.

La « sainte trinité » des qualités morales, à savoir l’authenticité ou véracité (Zhen), la bienveillance ou compassion (Shan), et l’endurance ou pardon (Ren), représente respectivement les trois vertus cardinales du taoïsme, du bouddhisme et du confucianisme, ces idéologies « impérialistes » que la révolution culturelle sous Mao avait eu toutes les peines à faire oublier. Le Qi Gong s’est développé comme une traînée de poudre en Chine, puis par la diaspora chinoise dans une quarantaine de pays en quelques années seulement. Le Qi Gong est une pratique notablement dépourvue de tout rituel religieux, d’intérêt mercantile, de hiérarchie de pouvoir ou de manipulation de conscience. » (C. Enderlin, chenmen.fr)

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TAI CHI CHUAN : UN ART MARTIAL ET UNE PRATIQUE DE SANTE

Posté par thierryschneyder le 26 août 2010

 

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Le Taï chi chuan (ou Taïjiquan) puise son origine dans l’histoire des arts martiaux chinois (Kung Fu Wu Shu).

Il est longtemps resté dissimulé et transmis « de bouche à bouche et de peau à peau » selon un système patriarcal strict. Il s’agit d’un art martial qui vise l’amélioration de l’être sur le plan physique, émotionnel et mental.

Le Taï chi chuan est composé d’une suite de mouvements harmonieux alternant lenteur et rapidité qui favorisent la circulation de l’énergie vitale.

Le Taï chi chuan est classé  parmi les pratiques internes et énergétiques (travail sur l’énergie interne, le « Qi Gong») qui le distingue des pratiques externes (utilisant la force physique). Cette distinction ne vaut que pour l’apprentissage, car l’interne et l’externe se rejoignent au fur et à mesure de la pratique pour ne faire qu’un, à l’image du yin et du yang.

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Le Taï chi chuan étudie des enchainements de mouvements (taolu) harmonieux exécutés avec concentration alternant lenteur et rapidité qui favorisent la circulation de l’énergie vitale. Puis vient la pratique avec partenaire du Tuishou (« mains collantes ») et du Sanshou qui  permettent de mettre  en application les mouvements de la forme à mains nues et de travailler l’écoute de l’autre.

Dans le Taï chi chuan, Il y a une union physique et mentale qui est recherchée, source de tranquilité, de lucidité et de puissance, permettant à l’homme de donner le meilleur de lui-même .

Travailler son « taï chi », c’est travailler sur l’énergie interne. Travailler son énergie, c’est gérer son économie. C’est ce qui différencie la pratique du Taï chi chuan d’une simple discipline corporelle ou sportive.

Accessible à tous, le Taï chi chuan se pratique à tout âge, quelque soit sa condition physique.

« Cet art martial n’est pas un combat contre soi-même, mais avec soi-même. Le but ultime du guerrier est d’être capable d’éviter le combat, ce qui nécessite un apaisement du corps, du coeur et de l’esprit. Contre toute attente, cette pratique impose de développer davantage le féminin en soi, en privilégiant le Yin au Yang. La connaissance et le respect de sa propre nature sont le chemin privilégié pour avancer dans l’existence et tenter de trouver une paix en soi. » (« Taiji Quan, itinéraire d’un défi » par Alain Caudine, La Maisnie-Trédaniel) 

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GRAND-MAÎTRE WANG XI’AN

Posté par spiritus le 24 août 2010

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Maître Wang Xi’an est issu de la 19ème génération du Tai ji Quan de style Chen. Né en 1944, passionné pour cet art dès son plus jeune âge, il est considéré aujourd’hui comme une référence mondialement reconnue.

En 1989, il se rend  en France pour la première fois, à l’initiative de Maître Wang Weiguo, entraîneur de l’équipe de France de Kung Fu Wushu (FFKAMA). Il entraînera les membres de l’Equipe de France de Wushu pendant deux semaines. Il est  reçu à cette occasion, par le futur Président Jacques Chirac,  qui lui attribuera le titre honorifique de citoyen d’honneur permanent.

Sous l’impulsion du Maître WANG Weiguo, un projet de création d’un Institut de Wushu en France fut alors envisagé avec Maître WANG Xi’an à cette époque, avec la participation des Maîtres Chen Zhenglei et Chen Xiaowang, mais qui fut finalement abandonné.

Par la suite, Maître Wang Xi’an reviendra en France à plusieurs reprises à l’invitation de Lac Le My et de Jian Liujun (Institut du Qimetao).

Outre les nombreuses compétitions régionales et nationales remportées en Chine, Maître Wang Xi’an  a été en 1997, en reconnaissance de son dévouement, élevé au rang des personnalités par l’État chinois comme « Grand Maître de Tai Ji Quan de style Chen », et « Entraîneur National d’études supérieures de Wu Shu ».

Occupant le plus haut poste à responsabilité pour l’enseignement du Tai Ji Quan à Chenjiagou, berceau du Tai Ji Quan en Chine, Maître Wang Xi’an a créé avec ses deux fils un institut privé en 2000, l’IRAP Chine,  pour former de nombreux professeurs.

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Depuis plus de 20 ans,  Maître Wang Xi’an est régulièrement invité en France pour l’animation de stages de perfectionnement.

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Ses élèves  ont remporté des centaines de médailles d’or et d’argent en Chine et à l’étranger. Ils se sont particulièrement illustrés en 2012, lors des championnats de Wushu en remportant toutes les  médailles en catégorie combat. En effet, dès les 1/4 de finale, il n’y avait plus que des élèves de taïjiquan style Chen de son école, entraînés par son deuxième fils, Maître WANG Zhanjun,  invaincu dans les compétitions de Tuishou (la poussée des mains) depuis 1993.

 

Master WANG Zhanjun vs Master Sumo Yokosuna Akebono (229kg).

 

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TAI CHI CHUAN STYLE YANG

Posté par spiritus le 7 décembre 2017

Yang -Chen

Chen Changxing (1771-1853) transmet à Yang Luchan (1799-1872)..

 

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OLD YANG

1ère partie sans les répétitions

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« SONG JING » L’ETAT DE RELACHEMENT

Posté par spiritus le 2 juillet 2017

SONG, c’est l’état de relâchement. C’est l’âme du taï chi, mais cela est assez fréquemment mal compris. De nombreux pratiquants pensent à tort que pour être relâché, il ne faut pas utiliser de force, c’est à dire ne mettre en tension ni muscle, ni articulation. Tout ceci est totalement contraire à la compréhension correcte de SONG, voilà pourquoi de nombreux pratiquants stagnent dans leur pratique, après de nombreuses années d’entraînement.

D’après mon professeur, Maître WU Tunan (1884-1989), auteur d’un document important sur le SONG, il ne s’agit pas d’une condition normale de notre corps. Cet état d’être dans notre corps exige un entraînement quotidien, pas à pas, de notre corps depuis les os, les tendons, les ligaments, les muscles, la peau et finalement le QI.

Mais tout d’abord, qu’est ce que le SONG ?

Le SONG est atteint quand notre corps ressent une légère « extension-expansion » de nos articulations, muscles, tendons, ligaments et peau comme si des espaces étaient créés et agrandis.  SONG, c’est un état où l’on sent son corps léger et alerte dans ses mouvements. Au niveau du QI, le SONG est atteint lorsque  notre corps est vidé de toute substance, nos perceptions étant réorientées vers l’extérieur et tout ce qui l’environne.

A partir de cette définition donnée par WU Tunan, on constate que le SONG n’est pas la relaxation ou la non-mise en tension de nos muscles et articulations, qui ne conduisent qu’à un état de laisser-aller du corps, ce qui est incorrect.

Mes propres expériences de pratique, m’ont appris que le SONG se présente comme une sensation d’extension-expansion, légère et fluide dans notre corps, et qu’il demande un entraînement continu  commençant par le ZHAN ZHUANG, la posture de l’arbre, où nous sentons consciemment notre corps se dilater et se déployer aux 6 directions : haut, bas, avant, arrière, à gauche et à droite. Par la pratique continue de ZHAN ZHUANG, cette sensation devrait être mise en place au travers de nos os et ligaments, jusqu’à nos muscles et notre peau.

Il s’agit là d’une étape essentielle qui conduit aux états supérieurs de SONG et finalement au QI et au YI.

LI LIAN

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LE CHANT DE LA BALLE DE CHEN CHANGXING (1771-1853)

Posté par spiritus le 19 avril 2017

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Tenez vous droit, avec l’esprit posé dans le Dan Tian
Rentrez la poitrine et étendez la taille, ainsi que la distance entre les pieds et les épaules.
Changez le mouvement quand les mains sont sur l’estomac.
Respirez naturellement en combinant l’interne et l’externe
Tenez la balle et imaginez qu’il y a un axe
Cet axe fait face au Dan Tian et est le centre de toutes les directions.
Quand le Yang du Ciel et yin de la Terre s’élèvent et descendent,
[=avec les changements du yin-yang]
Les mains changent.
Yang et yin ne se séparent jamais et roulent régulièrement en cercles dans un sens ou dans l’autre,
Le feu et l’eau sont face à face dans les spirales ou les cercles.
Ils ne rompent jamais le fil de soie, en tirant ou en esquivant des deux côtés.
Le mouvement se répète à droite, à gauche, en oblique et en avant
Le mouvement change du vide au plein comme on décoche une flèche.
Vent et Tonnerre sont face à face, la montée et la descente changent facilement.
En combinant le vide et le plein à volonté, Je protège mes racines en tournant horizontalement ou en revenant.
Si vous abandonnez vos racines vous serez jeté à terre.
Les yeux tournent vers la droite quand la main droite tient la balle
Soulevant le pied gauche, et repliez-vous sur la gauche
La main gauche tient la balle à droite, la hanche droite est relâchée [avancez le pied droit]
La gauche et la droite sont reliées au yin-yang. [et unies eu centre]
Avancez soudainement et reculez soudainement,
Regardez à droite et à gauche
Disparaissez soudainement et soudainement apparaissez,
En roulant la balle de façon continue,
En pratiquant les formes et en comprenant l’énergie, oubliez les informations des mains.
Appliquez vous à ce que de l’intérieur vers l’extérieur
L’énergie du DanTian jaillisse d’elle-même.
N’essayez pas de rattraper [la balle] quand elle tombe accidentellement,
Sinon vos mains et vos pieds seront blessés.
Pratiquez encore et encore,
Et de bonnes choses finiront par apparaître.
Il y a une balle de taiji à l’intérieur de l’estomac,
Et vous pouvez en sentir l’agréable sensation [sucrée et amère]
Après avoir pratiqué durement.

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LE TAÏ CHI, UNE PRATIQUE PHYSIQUE POUR LE BIEN-ÊTRE

Posté par thierryschneyder le 7 mars 2017

Par le Dr Didier Pembedjoglou

Hôpital de la Timone Adultes, Marseille

 

Art martial traditionnel d’origine chinoise, le tai-chi s’inscrit comme une discipline à la frontière du sport de combat et de la gymnastique. Réputé en Chine pour ses bienfaits thérapeutiques, de nombreux travaux ont étudié les répercussions de ce sport sur la santé des pratiquants. Zoom sur la littérature médicale…

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Le Tai-Chi comporte un ensemble de mouvements exécutés avec lenteur et précision.

PRÉSENTATION DU TAI-CHI (TAI JI QUAN) 

Une branche de la médecine chinoise

L’expression Tai Ji Quan se compose de trois idéogrammes, dont les deux premiers signifient littéralement « faite suprême » et incluent à la fois des notions d’équilibre dynamique et le but à atteindre. Le troisième caractère, Quan, signifie « poing » ou « combat à mains nues » et comprend la dimension des arts martiaux. Les trois caractères peuvent donc se traduire par « combat suprême » avec un adversaire ou avec soi-même.

Dérivé des arts martiaux traditionnels, le tai-chi est une discipline corporelle d’origine chinoise comportant un ensemble de mouvements continus et circulaires exécutés avec lenteur et précision dans l’ordre pré-établi.

Pour bien comprendre ce qu’est le tai-chi, il faut savoir qu’il constitue, avec le Qi-Qong, l’une des cinq branches de la médecine traditionnelle chinoise (celle des exercices énergétiques), les quatre autres étant l’acupuncture, la diététique, la pharmacopée (herbes médicinales) et le massage Tui Na.

Notons que le Qi Qong se distingue du tai-chi par des mouvements plus courts et isolés qui peuvent parfois être exécutés en position couchée, tandis que la tai-chi est essentiellement pratiqué en positon verticale. 

Une technique de combat secrète

Au cours des siècles, la société chinoise, régulièrement menacée par des guerres frontalières et intérieures, a développé une solide tradition martiale. Le tai-chi était au départ une technique de combat permettant d’atteindre des points vitaux mortels, transmise oralement de maître à élève, dans le plus grand secret au sein de famille de paysans.

Un moine chinois dénommé Zhang Safeng, ayant vécu au XVIe siècle, se serait inspiré d’un combat entre un oiseau et un serpent pour concevoir les enchaînements de 13 postures de base du tai-chi. Le serpent aurait triomphé grâce à sa lenteur, à sa souplesse et à ses mouvements arrondis qui donnèrent peu d’emprise à son adversaire. 

De la technique de combat à la gymnastique

Au fil des années, la technique du tai-chi s’est beaucoup adoucie. En 1976, lors de la réouverture des universités en Chine, le tai-chi est devenu une discipline accessible à la masse et enseignée dans les programmes d’éducation physique et universitaires.

De nos jours, des millions de Chinois pratiquent quotidiennement le tai-chi, en particulier les aînés, mais plusieurs s’y adonnent pour des raisons de développement intérieur, qui vont au-delà du simple entraînement physique.

Le tai-chi est aujourd’hui considéré comme une « gymnastique énergétique globale » en mettant l’accent sur l’extrême précision du geste, la maîtrise de la respiration et la méditation. Il vise à harmoniser le Qi (énergie corporelle) et à améliorer la souplesse, tout en renforçant le système musculo-squelettique.

Apprendre à ralentir pour progresser

Le tai-chi ne s’apprend pas en « deux temps trois mouvements »… il nécessite persévérance, rigueur et assiduité si l’on veut bénéficier des effets positifs. La difficulté initiale pour débutants est d’apprendre à ralentir. En effet, c’est l’extrême lenteur d’exécution qui permet de déceler les blocages et de sentir le courant énergétique. De plus, la prise de conscience du transfert, lent et précis du poids du corps d’une jambe à l’autre et le jeu d’alternance des bras et des jambes concrétisent parfaitement la pensée chinoise basée sur l’équilibre dynamique des forces du Yin et du Yang.

Durant les enchaînements, ce sont les mains qui guident les déplacements, qui captent l’énergie et la transmettent d’une main à l’autre afin que le corps trouve son appui dans le Tan Tien, le centre de gravité situé sous le nombril. Toute l’essence du tai-chi réside dans la recherche du centre de gravité, de l’équilibre des deux pôles de l’énergie, le Yin, issu de la terre, et le Yang, issu du ciel.

Par son côté méditatif, le tai-chi apaise le mental, améliore la concentration, la vivacité d’esprit et la mémoire. Il favorise une meilleure prise de conscience de soi et de son environnement. Pour sa part, le Qi Qong est intégré au programme de médecine. Au fils des années, ces deux disciplines ont cependant conservé, aux yeux des Chinois, une visée thérapeutique.

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Le Tai-Chi favorise une meilleure prise de conscience de soi et de son environnement.

APPLICATIONS THÉRAPEUTIQUES

Beaucoup d’études rendent compte des bienfaits de la pratique du tai-chi pour diverses affections. Nous avons retrouvé dans la littérature internationale près de 89 articles scientifiques (revues à comité de lecture) depuis 1980. Aucun de ces articles référencés sur Medline ne provient d’équipe française (validé par comité de lecture). Comme il fallait s’y attendre, la plupart des expérimentations ont été réalisées par des équipes américaines et encore plus par des équipes chinoises ou d’autres pays d’Asie.

Ce sont les gériatres qui se sont les premiers intéressés aux applications thétransmetrapeutiques du tai-chi. Dès 1982, une étude chinoise (1) suggère de développer ces pratiques et, en particulier, le tai-chi traditionnel, pour améliorer le vieillissement en santé et accroître la longévité. Les aspects préventifs et de gestion de l’équilibre entre l’individu et son environnement, entre le corps et le psyché, sont des aspects philosophiques et pratiques de la tradition chinoise qui sont en plein accord avec l’approche globale et holistique de la gérontologie occidentale moderne. 

Réduire le risque de chute et améliorer l’équilibre des personnes âgées

Chez une personne âgée, « Quand on tombe, c’est une chute ! Quand on chute, c’est souvent la tombe ! ». Une chute peut entraîner une réaction en chaîne menant à la maladie, à l’invalidité et même à la mort. Par conséquent, prévenir les chutes est devenu une priorité. Les personnes âgées aiment généralement les exercices modérés, comprenant des mouvements non vigoureux mais constants qui mobilisent toutes les parties du corps. On pense que le tai-chi peut aider à prévenir les chutes parce que ses mouvements incorporent des éléments de musculation, d’équilibre, d’alignement postural et de concentration.

Des résultats confus sur la prévention des chutes

Malheureusement, les résultats des nombreuses études sur le tai-chi et la prévention des chutes sont confus et discordants.

Alors que la plupart des expérimentations visaient à évaluer si le tai-chi améliorait l’équilibre, une seule étude a directement évalué le lien entre le tai-chi et la prévention des chutes (2). Dans un premier temps, cette étude de référence démontre, avec une grande rigueur scientifique, les bénéfices du tai-chi sur les patients âgés chuteurs peu ou pas fragiles. L’ajustement statistique des résultats montre alors que le risque de récidive des chutes a été réduit de 47 % par le tai-chi.

Mais, dans un deuxième temps, les auteurs ont nuancé les résultats des patients en cours de fragilisation. En effet, pour définir cette population (en cours de fragilisation) l’équipe a retenu 10 critères de fragilité dans des domaines reconnus :
• âge ;
• équilibre ;
• capacité à la marche ;
• autres activités physiques ;
• niveau de dépression ;
• usage de sédatifs ;
• vision de près ;
• statut pathologique ;
• co-morbidités ;
• force des membres supérieurs et inférieurs.

Sur ces critères, une personne âgée est réputée robuste si 4 items sur 10 sont strictement normaux et si moins de 2 items sont fortement perturbés. Inversement, une personne âgée est reconnu fragile si 4 critères sur 10 sont fortement altérés et si un seul critère reste normal.

Une analyse tendancielle, tenant compte des temps intermédiaires d’évaluation, montre précisément qu’au cours du premier mois d’apprentissage le tai-chi augmente significativement le risque de chute des patients en cours de fragilisation. Ce n’est que par la suite, du 4e au 12e mois, que le tai-chi réduit significativement le risque de chute de ces mêmes patients (47 % dans le groupe tai-chi versus 60 % dans l’autre groupe). Ces résultats, obtenus sur des personnes âgées en cours de fragilisation, sont donc moins nets que ceux obtenus par la même équipe chez des patients peu fragiles ou simplement vulnérables.

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Au Tai-Chi, il faut apprendre à ralentir pour progresser.

Moins de pertes d’équilibre…

Par ailleurs, plusieurs études cliniques randomisées ont démontré l’efficacité d’un programme tai-chi dans la prévention des pertes d’équilibre des personnes âgées. Il s’agit de bénéficie du tai-chi le plus solidement documenté dans la littérature scientifique.

Une batterie exhaustive de tests validés à la fois dans le domaine de la motricité et de l’équilibre ont permis de démontrer que la pratique du tai-chi améliore plus significativement l’équilibre que réellement la motricité (3). Le tai-chi est aussi particulièrement efficace pour restaurer l’équilibre chez les personnes âgées souffrant de troubles visuels et/ou vestibulaires (4). L’utilisation d’une plateforme statokinétique sur sujets pratiquant le tai-chi, avait montré une amélioration significative des capacités proprioceptives au niveau du genou, avec un élargissement du polygone de stabilité en position debout (en situation statique dynamique, en y associant le déplacement de poids) (5). Le ressenti d’une plus grande confiance des personnes âgées au cours de leurs déplacements est aussi objectivé par une vitesse de marche plus importante durant l’expérimentation par le groupe pratiquant le tai-chi (6).

Une étude britannique parue en 2004 dans le Britanic Journal Sport (7) démontre que le tai-chi favorise une meilleure proprioception kinesthésique au niveau des articulations de la cheville ou du genou, le tai-chi étant même plus efficace que le footing/natation pour préserver le seuil de kinesthésie de l’articulation de la cheville. Cette constatation est essentielle, puisque nous savons que la personne âgée utilise davantage les informations proprioceptives provenant de la hanche, en compensation de l’affaiblissement des informations kinesthésiques provenant de la cheville ou du genou. Or, la perte de la proprioception de la cheville est largement responsable du risque de chute.

Si on analyse la littérature sur la prévention des chutes par le tai-chi, on note l’absence de mesure standard permettant de comparer les résultats de différentes études. Si des expérimentations montre le bénéfice du tai-chi allant jusqu’à des gains de 47 % sur la réduction du nombre de chutes, la plupart des études sont à nuancer par les modalités des protocoles souvent mis en oeuvre et les analyses statistiques consécutives (8).

On peut expliquer la variabilité des résultats par trois points.
• Premièrement, la durée de l’entraînement fluctue énormément d’une étude à l’autre. La participation de longue durée est susceptible d’apporter des résultats positifs. En effet, on s’aperçoit que, pour l’ensemble des différentes études, le bénéfice du tai-chi est en constante progression durant les trois premiers mois pour se stabiliser le sixième mois (9). Cette durée semble être le temps moyen nécessaire pour l’apprentissage. De plus, l’analyse des différentes études menées tend à montrer que la pratique du tai-chi est plus bénéfique aux patients socialement favorisés, avec un niveau d’études supérieures. Par ailleurs, une pratique interventionnelle pour prévenir les chutes n’est que peu ou pas efficace chez des patients présentant des déficits cognitifs importants, ou un état démentiel ou pré-démentiel (10). Peu d’études prennent en compte le statut cognitif des pratiquants.

• Le deuxième point expliquant la variabilité des résultats des études sur la prévention des chutes par le tai-chi est la variabilité des styles de tai-chi enseignés. Il est postulé que certains styles comme le Wu pouvaient être plus efficaces dans l’amélioration de l’équilibre (Hain, 1999). Toutefois, cette hypothèse n’a jamais été vérifiée. La plupart des études utilisent le style populaire Yang qui pourrait être plus efficace dans le renforcement des muscles des jambes, mais moins que le style Wu pour ce qui est de l’équilibre, dans certaines études le style n’est même pas précisé.

• Enfin, l’âge, le sexe et l’état de santé (fragilité) des participants sont tous des facteurs qui pourraient avoir des effets sur les résultats, mais ils n’ont parfois pas été évalués.

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Le bénéfice global du tai-chi est proportionnel à l’implication des participants.

Bénéfice global ?

Les articles faisant la synthèse sur le bénéfice du tai-chi dans la réduction du risque de chute et l’amélioration de l’équilibre (8, 11) mettent l’accent sur la nécessité de réaliser beaucoup mieux les inclusions de personnes âgées afin de constituer des groupes plus homogènes. Cette harmonisation des groupes permettra, par exemple, de comparer des sujets de divers groupes d’âge, de niveau social différent, d’étudier la durée et la fréquence optimale des programmes en fonction de l’état de santé des participants…

Par ailleurs, il serait particulièrement intéressant de mesurer directement le nombre de chutes, étant donné que l’amélioration de l’équilibre pourrait ne pas être directement reliée à la réduction des chutes. Comme l’a monté l’étude de Wolf et al. (2), initialisée par le programme FICSIT (The Atlanta Fraitly an Injuries Cooperatives Studies and Intervention Techniques), les résultats obtenus sur des personnes âgées en cours de fragilisation tendent à valider la nécessité d’adapter le tai-chi à la typologie de la personne âgée et à son niveau de fragilité pour mieux cerner la place de l’action préventive la plus efficace. Il serait intéressant que les prochaines études portent sur les sujets à risque de chutes plutôt que sur des personnes âgées en « bonne santé ».

Enfin, les auteurs soulignent que le bénéfice global du tai-chi est proportionnel à l’implication et à l’adhésion des participants. Les effets les plus bénéfiques sont pour les personnes qui souhaitent majoritairement poursuivre le programme, avec une amélioration de l’équilibre de la vie et un intérêt des personnes testées pour l’action de stimulation cognitive du tai-chi liée à la mémorisation des figures.

Mais quelle est la limite de détérioration cognitive au-delà de laquelle le tai-chi n’est plus efficace ?

Il convient de s’interroger sur la forme de présentation et de pratique simplifiée du tai-chi qui permettrait aux personnes n’ayant pas un niveau socioculturel élevé ou des déficits cognitifs légers d’adhérer plus rapidement et de comprendre plus facilement la philosophie de cet art.

Améliorer la capacité aérobie

Publiée en 2004, une méta-analyse a regroupé sept études cliniques, soit 344 patients, traitant de l’effet du taichi sur la capacité aérobie (12).

Les résultats indiquent que les individus exerçant régulièrement le tai-chi développent une meilleure capacité aérobie (pic VO2) que les adultes sédentaires.

Par ailleurs, un essai clinique préliminaire réalisé auprès de trente sujets souffrant d’insuffisance cardiaque chronique a comparé, sur 12 semaines, l’efficacité d’une technique de réhabilitation classique à un programme de tai-chi, en complément des soins habituels. Les résultats indiquent une amélioration significative de la qualité de vie et de la capacité aérobie (pic VO2, et vitesse de marche) (13). 

Améliorer la qualité de vie

Une revue systématique de cinq essais cliniques de qualité variable a démontré que les gens pratiquant le tai-chi présentent des améliorations significatives selon plusieurs indices de bien-être psychologique (dépression, détresse psychologique, satisfaction de vie, perception de la santé) (14). Les effets à court terme du tai-chi ont été évalués dans un programme pré/posttest sur 11 femmes âgées. Non seulement l’étude montre une amélioration des paramètres de motricité/équilibre, mais également une amélioration significative du niveau d’anxiété, d’humeur, et du seuil de perception de la douleur. L’ensemble de l’évaluation, bien argumentée, repose sur des critères utilisant des grilles ou scores validés (goniométrie, dynamométrie, station unipodale chronométrée, marche tandem, échelle de dépression et de qualité de vie, échelle analogique de la douleur) (15).

Améliorer le sommeil

Les troubles du sommeil ont, chez la personne âgée, des conséquences souvent graves et difficiles à apprécier, allant jusqu’à générer une augmentation de la morbidité et de la mortalité par affection cardiovasculaire. Les troubles du sommeil chez la personne âgée sont fréquemment la résultante de pathologies bénignes non aiguës (enquête du National Institute on Aging : Foley DJ et al, Sleep 1995).

Il faut principalement citer le manque progressif d’activité physique et d’effort musculaire journalier, les états anxieux et dépressifs…

En 2004, une étude clinique a comparé l’effet du tai-chi à des techniques de relaxation (étirement et contrôle de la respiration) sur la qualité du sommeil (16). Cent seize personnes de plus de 60 ans, souffrant de troubles du sommeil d’intensité modérée, ont participé trois fois par semaine, durant six mois, à des séances d’une heure de taichi ou de relaxation. Les auteurs démontrent une amélioration significative de la qualité du sommeil, à la fois par réduction du temps d’endormissement de 18 min en moyenne et de l’augmentation du temps de sommeil (+ 48 minutes en moyenne), ainsi qu’une réduction des périodes de somnolence diurne. Simultanément, et confirmant les résultats d’études antérieures (9), le tai-chi démontre dans cette étude aussi une nette amélioration des testes de performance physique des muscles des membres inférieurs (station unipodale, lever de chaise, marche rapide). Cette amélioration est nettement plus significative que celle obtenue avec des exercices conventionnels de basse intensité.

La tai-chi se révèle ainsi une approche non médicamenteuse efficace pour prendre en charge les troubles du sommeil de la personne âgée. L’implication de ces patients dans une activité physique diurne longue et régulière a aussi permis d’améliorer les facteurs de motricité et de tonicité des membres inférieurs.

Réduire certains symptômes de l’arthrite rhumatoïde

En chine, le tai-chi est reconnu depuis plusieurs siècle comme un traitement efficace de l’arthrite rhumatoïde (17).

Selon quatre études contrôlées randomisées, incluant 206 participants, la pratique du tai-chi peut apporter une amélioration de l’amplitude des mouvements des membres inférieurs, particulièrement des chevilles. Ils soulignent également que le tai-chi n’aggrave pas les symptômes de l’arthrite rhumatoïde, ce qui peut survenir durant la pratique d’exercices plus intenses.

En revanche, le tai-chi n’a eu aucun impact cliniquement significatif sur l’aisance dans les activités quotidiennes, la douleur et le gonflement des articulations, ou l’amélioration globale évaluée par le patient (18). 

Réduire l’ostéoporose

Une étude clinique randomisée indique que le tai-chi réduirait la perte de densité osseuse chez la femme ménopausée depuis au moins 10 ans (19). Cependant, l’étude ne permet pas d’exploiter les résultats à la population occidentale. De plus, on ne sait pas si ces résultats sont attribuables de façon spécifique à cet art martial ou à l’effet de l’exercice en général. L’exercice physique pratiqué dès le plus jeune âge contribue à augmenter la densité minérale osseuse, et réduit la perte osseuse à l’âge adulte.

L’exercice, non seulement, améliore la qualité de la trame osseuse, mais il renforce également les muscles, la coordination, l’équilibre, la souplesse et permet d’avoir dans l’ensemble une meilleure santé. La marche, l’aérobic, le tai-chi sont tout particulièrement indiqués pour stimuler la formation osseuse et renforcer les muscles de soutien. Encourager l’exercice physique à tout âge est donc une priorité absolue pour prévenir l’ostéoporose. 

Soulager l’arthrose

En 2003, un petit essai clinique randomisé a été mené auprès de 43 femmes de plus de 55 ans souffrant d’arthrose (20). Elles ont pratiqué le taichi hebdomadairement durant douze semaines, ou ont été assignées à un groupe contrôle.

On a constaté des changements positifs significatifs quant à la perception de la douleur, de la raideur articulaire, de l’équilibre et de la force des muscles abdominaux chez les sujets pratiquant le tai-chi. 

Prévenir les accidents vasculaires périphériques

Une étude a été réalisée sur 10 personnes âgées pratiquant le tai-chi depuis 10 ans versus 10 patients âgés et 12 sujets jeunes sédentaires (21). Plusieurs tests ont été pratiqués en conditions basales et après vasodilatation pharmacologiquement provoquée.

Les mesures réalisées par enregistrement laser–Doppler montrent que le tai-chi est associé à une augmentation permanente et très significative du champ micro-circulatoire cutané profond, mais surtout à une meilleure compliance veineuse et à une meilleure réponse vasodilatatrice micro-artérielle, aboutissant à une meilleure capacité d’adaptation physiologique de la circulation au niveau des membres inférieurs. Le tai-chi tend à rapprocher les paramètres vasculaires de la personne âgée pratiquant régulièrement cette activité de ceux observés chez le jeune sédentaire.

Le tai-chi un sport qui soigne6

Encourager l’exercice physique est une priorité pour prévenir l’ostéoporose.

CONCLUSION

Le tai-chi ou (Tai Ji Quan), cet art martial taôiste millénaire, pourrait profiter aux personnes souffrant de maladies chroniques, telle que l’arthrite, l’hypertension artérielle, ou encore la dépression, les déficiences immunitaires, la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson, la maladie d’Alzheimer et les troubles cardiovasculaires.

En analysant 89 études portant sur les effets du tai-chi sur une variété de maladies chroniques, on arrive à une importante constatation : la plupart de ces études ne présentent pas de méthodologie rigoureuse. Seulement une trentaine nous ont semblé particulièrement importantes et/ou les mieux argumentées au plan scientifique.

D’après la synthèse parue dans Archives of Internal Medecine (14), la pratique du tai-chi aurait des effets positifs, tant physiologiques que psychologiques, sur la santé et serait généralement sécuritaire. Au nombre des bienfaits potentiels notés dans la conclusion des auteurs, on retrouve : l’amélioration de l’équilibre, de la souplesse et du système cardiovasculaire, la réduction des chutes accidentelles. Les auteurs de la synthèse précisent donc que les bienfaits présumés du tai-chi peuvent être discutables. Ils déplorent également le fait que ces études explorent bien peu les fondements théoriques de la thérapie et qu’elles n’expliquent pas comment agit le tai-chi.

De manière générale, les recherches indiquent un effet positif du tai-chi sur la santé. D’après cette synthèse, le tai-chi pourrait également contribuer à réduire la douleur, le stress et l’anxiété. Les exercices orientaux, comme le tai-chi, mettent l’accent sur la force intérieure et l’énergie, contrairement à l’entraînement occidental conventionnel, qui mise plutôt sur la musculation. Le tai-chi constitue une forme d’intégration corps-esprit. Il allie respiration et concentration. Et c’est peut-être sur ce plan que se met en place une subtile mécanique.

Il serait bon de réfléchir sur les modes d’évaluation objective d’un programme de tai-chi afin d’obtenir un profil patient pour lequel le bénéfice du tai-chi serait prouvé, et réfléchir aussi sur les modes d’évaluation dans des structures proposant le tai-chi et de travailler davantage sur le résultat en termes de santé : quel pratique du tai-chi pour quel patient est « rentable » ?

En terme économique, on pourrait envisager le remboursement ou le subventionnement de cette pratique pour certains cas. Bref, réfléchir à l’adéquation du tai-chi avec la socio-économie et la prévention en santé.

Dr Didier Pembedjoglou

source : http://www.lamedecinedusport.com/sports/le-tai-chi-sport-qui-soigne/

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CROISSANCE

Posté par spiritus le 16 février 2017

Les gonds d’une porte battante ne se corrodent jamais.

L’eau courante ne peut stagner

 

Même à l’automne de votre vie, ne renoncez pas à votre développement. Car ainsi vous n’amenez que le déclin.

Les différents aspects d’une personne – le corps, l’âme, l’esprit – ont une curieuse qualité : s’ils cessent d’être sollicités, leur croissance s’arrête. Et dès qu’ils s’arrêtent, ils commencent à s’atrophier.

C’est pourquoi quelles que soient vos préoccupations ou votre âge, vous devez continuer à vous entraîner.

Nous nous développons lorsque nous sommes mis à l’épreuve.

Les muscles ne se renforcent pas sans résistance.

Les facultés mentales ne s’aiguisent pas sans pensée critique.

L’âme ne s’élève pas sans quelque chose qui la stimule.

Faire constamment des choses nouvelles demande un gros effort, mais si vous ne le faites pas, vous retomberez très vite.

La constance dans l’exercice physique, modifiée régulièrement par de nouveaux programmes, et la constance dans l’entraînement mental et spirituel sont essentielles pour conjurer les infirmités de l’âge.

Nous ne pouvons inverser le cours du temps, mais nous pouvons le ralentir. Aussi longtemps que nous avons de la vitalité, nous ne souffrirons pas trop. Bien que vieillir soit naturel, suivre le Tao signifie parfois plus que suivre simplement la ligne de moindre résistance. Pourquoi se laisser glisser dans le grand âge, la maladie et la sénilité ?

S’éprouver soi-même est difficile, mais valorisant. Quelquefois, le Tao choisit le difficile au lieu du facile.

DENG MING DAO

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TAI CHI CHUAN STYLE CHEN : STAGE RESIDENTIEL LES 3, 4 & 5 JUIN 2017

Posté par thierryschneyder le 15 février 2017

ASSOCIATION FRANCAISE D’ARTS ET PRATIQUES D’EXTREME-ORIENT

(AFAPEO)

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DATES : 3, 4 & 5 juin 2017

En Normandie à 15 mn d’Evreux (1H30 de Paris)

AU GRAND AIR LOIN DE PARIS !

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Du samedi 3 juin  à 14H au lundi 5 juin 2017 à 17H

en pension complète

CONTENU : Gymnastique taoïste, Daoyin Qi Gong,

Taïjiquan de l’école Chen

(style de Wang Xi’an)

Laojia Yilu & Erlu – Epée du style Chen – Tuishou

 

RENSEIGNEMENTS : Sylvain au 06 11 94 24 06

taoyin@free.fr

RESERVATION OBLIGATOIRE

 QUELQUES PLACES ENCORE DISPONIBLES

COMPLET

Instantané 1 (03-07-2015 18-10)

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INTERVIEW DU GRAND-MAÎTRE (DASHI) CHEN XIAO WANG (19ème GENERATION)

Posté par spiritus le 5 février 2017

Sam Moore, enseignant de Taïjiquan style Chen en Grande Bretagne, a eu l’occasion d’interviewer le Dashi CHEN Xiao Wang, lors d’un de ses derniers stages en Europe. En effet, comme les autres Grand-Maitres de Taijiquan style Chen de la XIXème génération, il ne voyagera désormais plus en dehors de la Chine et concentrera son attention sur le développement et l’amélioration de cet art dans son pays.

Sam Moore : Merci beaucoup de m’avoir rencontré aujourd’hui Maître Chen. Pourriez-vous commencer par parler de l’histoire du Taïji de la famille Chen ?

CHEN Xiao Wang : OK … C’est un plaisir. Nous commencerons à partir de la 9ème génération de la famille Chen du Taïji avec Chen Wangting. Pendant longtemps, Chen Wangting fut un général et un savant de l’armée pendant la fin de la dynastie Ming (1368-1644). Il fut un combattant redoutable avec les armes et dans les combats non armés. En tant que vainqueur de nombreuses batailles, il a été très reconnu et récompensé par l’empereur, mais lorsque la dynastie Ming a pris fin et que la dynastie Qing a commencé (1644-1911), il n’a pas voulu servir la dynastie Qing et a décidé de se retirer au village de Chenjiagou.

De retour à Chenjiagou, il a vécu une vie simple et a cultivé ses terres pendant les mois les plus chauds de l’année et durant les hivers, il a travaillé pour développer le Taiji. Chen Wangting était déjà un très bon artiste martial quand il s’est retiré et avait eu beaucoup d’expérience de combat, il était aussi un érudit et avait beaucoup voyagé. C’est alors qu’il a combiné toute sa connaissance des principes du combat avec les principes taoïstes ( yin / yang), la théorie des méridiens de la médecine chinoise. Avec tous ces éléments différents qu’il a réunis, il a créé de nouveaux types de mouvement qui étaient bons pour le corps, bons pour l’esprit et bons pour le combat: Chansigong, la technique de la soie ou le mouvement en spirale. Il a inventé 5 formes de Taiji ainsi que des exercices de pousser les mains – des routines de poussées les mains (tuishou), étaient destinées à aider les gens à s’entraîner, mais sans se blesser autant lors du combat. Il a également créé des routines de lutte contre les lances à deux personnes.

Après Chen Wangting, les prochaines générations ont bien fonctionné et prospéré et la pratique de Taiji est restée la même. À la 14 e génération, les choses ont changé avec Chen Changxing. Il a très bien fait du Taiji. Il était un bon combattant et a formé beaucoup de ses étudiants à travailler comme gardes du corps sur les convois commerciaux, car il y avait beaucoup de bandits dans la région à l’époque. Il y a beaucoup, beaucoup d’histoires sur les compétences en Taiji de Chen Changxing, mais je ne vais pas trop en parler  aujourd’hui. Chen Changxing a condensé les cinq formes à mais nues en seulement deux ensembles: Yilu et Erlu. Nous les appelons Laojia ou l’ancien style aujourd’hui. Les formes d’armes et les routines de Tuishou sont toujours les mêmes plus que jamais.

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Un principe, trois types de mouvement

L’un des amis de Chen Changxing était un homme d’affaires riche qui possédait un magasin de médecine chinoise dans une ville à proximité. Un jour, un couple est entré et a offert de lui confier son fils pour travailler dans son magasin. Il a accepté et ce garçon de 12 ans était Yang Lu Chan. Au moment où il était âgé de 18 ans, Yang Lu Chan avait dépassé ses activités commerciales et il a été envoyé travailler pour Chen Changxing. En tant que serviteur à Chenjiagou au cours des années, Yang Lu Chan avait souvent  l’occasion de voir Chen Changxing enseigner à ses étudiants le Taiji. Une nuit, lorsque Chen Changxing était sur le chemin de sa maison, il remarqua quelqu’un dans l’ombre qui pratiquait quelque chose qui semblait un peu comme le Taiji mais ne l’a pas reconnu comme l’un de ses étudiants. Il a demandé à Yang Lu Chan où il avait appris  le Taiji et Yang Lu Chan a expliqué qu’il avait appris juste en regardant ici et là en faisant son travail et en s’entraînant pendant la nuit. À cette époque, Yang Lu Chan avait été libéré par son propriétaire et il était autorisé à rester à Chenjiagou – il est resté pendant 6 ans pour suivre la formation de base. Après cette première période, il s’est retiré pour voyager car il voulait tester ses talents de Taiji contre d’autres artistes martiaux. Il s’est battu contre beaucoup d’autres personnes et a constaté que s’il ne perdait jamais, il n’avait jamais gagné. Il est donc retourné au village Chen pour s’entraîner avec Chen Changxing pendant six ans.

Une histoire drôle pendant cette période est que, une nuit après la classe, Yang Lu Chan suivait Chen Changxing dans les escaliers qui rentraient à la maison. Le jeune Yang, qui portait une lampe pour allumer le chemin, a décidé que c’était un bon moment pour tester son maître. Il a soufflé la lampe et dans l’obscurité a attrapé Chen Changxing autour de la taille pour tenter de le renverser dans les escaliers. Chen Changxing a répondu tout de suite, il était très rapide. En utilisant un mouvement comme ‘draper le corps avec les poings’ avec un petit Fajin (le Maître Chen gesticule violemment dans sa chaise), il projette Yang Lu Chan dans le bas de l’escalier d’où Yang se relèvera sur ses genoux pour s’incliner à plusieurs reprises en disant « Merci, merci, merci, merci, merci !! »

Après cette période, Yang Lu Chan partira pour faire sa vie et a fini par enseigner le Taiji à la famille impériale à Pékin. Au fil du temps, il a changé son Taiji pour la famille impériale pour faciliter son apprentissage. Il a simplifié, réduit le travail, sans les mouvements de soie et les mouvements difficiles comme les sauts et et les Fajin. Les gens disent qu’il est revenu à Chenjiagou pendant 6 ans, mais ce n’est pas vrai. Il est revenu  visiter quelques jours mais il n’est pas resté. De nombreux enregistrements historiques le montrent. Quand il est revenu pour visiter, il était très bien vêtu, vêtu d’un long manteau de fourrure de renard. Tout le monde lui a dit combien il était intelligent et impérial, mais il a simplement répondu que le manteau n’était fabriqué qu’à partir de fourrure de chien..

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À la 15 e génération, il y avait Chen Gengyun. Il a travaillé en tant que gardien de protection des convois remplis de biens de valeur. Une fois, quand il travaillait loin de chez lui, son convoi finit par être retardé trois ans. Quand il est finalement rentré chez sa femme, elle a ouvert sa valise pour constater que rien à l’intérieur n’avait été touché. Elle lui a demandé pourquoi et il a répondu qu’il venait de pratiquer le Taiji continuellement toute la journée et toute la nuit. Il avait juste dormi quand il était fatigué mais dès qu’il se réveillait, il commencerait immédiatement à s’entraîner. Il n’avait pas eu  le temps d’ouvrir sa valise ! Une autre fois où Chen Gengyun travaillait loin lui et un ami allaient voir une démonstration en plein air. Il y avait un grand public et à mi-parcours de la démonstration, un grand groupe de pertubateurs a commencé à pousser la foule violemment contre Chen Gengyun pour le défier au combat car il était très connu pour son Taiji. Chen Gengyun se tenait simplement au sol et ne faisait rien. La foule s’est cassée sur lui comme de l’eau qui coulait autour d’une pierre, tous tombant sur le sol quand ils ont essayé de l’emmener ou de le déplacer. Lui et son ami se sont enfuis  pour être bientôt bloqués à un pont sur la rivière locale. D’un côté était la bande et de l’autre Chen Gengyun et son ami. Chen Gengyun a dit à son ami de tenir fermement sur sa ceinture et de ne pas laisser tomber sous aucune circonstance. Puis, tout d’un coup, il traversa le pont à travers la foule avec un bras à l’avant en balançant tous ceux devant l’avant du pont dans la rivière. En voyant cela, tous les autres derrière ont eu peur et ont fui.

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A la 16 ème génération, cétait Chen Yanxi,  un entraîneur de garde du corps bien connu. Il y a beaucoup d’histoires à propos de lui, mais ce sera pour une autre fois. A la 17ème génération était Chen Fa Ke, mon grand-père. Il était très célèbre. Il était bien connu pour ses compétences de Taiji et pour être un très bon combattant. Mais tout le monde l’a aimé pour avoir un bon cœur – il était très humble et essayait toujours d’aider les gens. En plus d’enseigner le Taiji, Chen Fa Ke a travaillé pour la police à Wenxian en les aidant à attraper les bandits. La police demandait souvent à Chen Fa Ke de venir les aider et, en utilisant son Qinna féroce, il était toujours capable de les capter et de les contrôler.

Une autre histoire est que, en même temps, à Wenxian, il y avait un grand groupe de bandits qui faisaient partie d’un culte religieux qui croyaient qu’ils étaient invincibles, qu’aucune lame ou balle ne pouvait les blesser. Ils ont été appelés le Red Spear Gang et ont causé beaucoup de problèmes dans la région. Quand il en eut assez, le chef de la police de Wenxian a envoyé un message demandant si Chen Fa Ke pouvait venir les corriger. Chen Fa Ke a accepté et, en chemin, il a  rencontré  le gang en traversant par un grand pont la rivière à l’extérieur de Wenxian. Quelqu’un leur avait dit qu’il venait. À l’avant de la foule était le grand chef avec une longue lance. Il a déclaré que Chen Fa Ke ne pouvait pas l’affronter et se moquait en disant que personne ne pouvait le blesser ni son gang, qu’aucune lame ou balle ne pouvait les percer. Chen Fa Ke restait là tranquillement, tenant son bâton en bois ordinaire. Soudain, le grand patron se précipita vers Chen Fa Ke avec sa lance. Dans un mouvement très rapide, Chen a paré le coup et a touché le chef au ventre  directement dans son corps et à deux pieds de l’autre côté. Quand ils ont vu cela, le reste du groupe a soudainement perdu confiance et s’est enfui. Bien sûr, ils n’étaient pas invincibles  et  ne sont jamais revenus.

Chen Fa Ke a passé 30 ans à enseigner à Pékin. Il a développé les formes New Frame (Xinjia), yilu et erlu. Il a fait le chansigong, la technique de la soie, plus claire et plus complexe, et a ajouté plus de fajin, plus de mouvement en spirale et plus d’applications martiales.

Au cours de la 18ème génération, il y avait mon père Chen Zhao Xu, Chen Zhaopi, Chen Zhaokui et Chen Zhao Chi – tous ceux qui ont atteint un niveau très élevé à Taiji. Chen Zhaopi et Chen Zhaokui étaient les enseignants les plus connus, mais Chen Zhaoxu et Chen Zhaochi avaient le plus haut niveau.

WCTAG, Jan Silberstorff (22)

La 19 ème génération n’est pas aussi bonne que les générations précédentes. C’est pourquoi je pratique toujours très fort. Avant 1980, j’ai passé beaucoup de temps à chercher ce que les enseignants ont laissé, pour savoir ce que la norme était après la génération de mon père. Je ne pouvais rien trouver, alors j’ai pratiqué très fort. Après de nombreuses années de formation, après beaucoup d’essais et d’erreurs, pratiquer tous les jours, essayer cela et essayer cela et poser toujours des questions, mais ne pas être content avec les réponses, j’ai finalement découvert le principe du Taiji moi-même pendant l’année 1979-1980. Le principe ne change jamais: un principe de Taiji, trois types de mouvement. Depuis 1980, quand je m’entraine, chaque jour, il y a moins d’écart, le principe est plus clair et plus délicat. Chaque jour, mon Dantien devient plus fort, mon corps devient plus fort et mon Qi est plus fluide. Donc, chaque année depuis 1980, mon Taiji s’améliore, il ne s’améliore que parce que le principe est maintenant clair. Chaque année, vous pouvez voir la différence. Si le principe n’est pas clair, il est très difficile d’améliorer votre Taiji si vous ne connaissez pas vos écarts.

En 1980, j’ai commencé à travailler pour le gouvernement chinois. Ils voulaient commencer à promouvoir le Taiji de la famille Chen à plus de gens. Mais ils ont dit que les autres arts martiaux ont des exercices de base (Jibengong) et que le Taiji est trop difficile. Je leur ai dit que Laojia yilu était l’exercice de base du Taiji! Mais ils ont dit que Laojia est trop difficile – donc, à partir de là, j’ai développé les exercices de la soie pour aider les gens à apprendre Taiji et à rendre le principe plus clair.

 

En 1984, j’ai commencé à enseigner en Europe et tout le monde a constaté que Laojia était trop difficile. J’ai donc développé la forme en 38 mouvements en retirant la plupart des répétitions au Laojia … mais c’était encore trop long pour que les gens apprennent! Alors j’ai développé la forme en 19 et mais c’était trop long pour la plupart des gens! Les gens ne savent pas comment apprendre … mais sous quelque forme que ce soit, dans un nombre quelconque de mouvements, c’est toujours le même principe: 1 principe, trois types de mouvement. D’un principe viennent les mille mouvements.

 

SM : Merci Maître Chen, c’est excellent. Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur les principes de Taiji et sur la façon de pratiquer?

CXW: OK, pas de problème. Il n’y a qu’un seul principe et trois types de mouvement. Le seul principe est que tout le corps se déplace en suivant le Dantien. Dans chaque mouvement, le corps entier se déplace, mais le Dantien mène le mouvement et tout le corps doit être soutenu dans toutes les directions. C’est très important. Un principe, trois types de mouvement: les trois types de mouvement sont les suivants … D’abord, le mouvement horizontal, le Dantien tourne horizontalement. Le deuxième type de mouvement est le mouvement vertical, le Dantien tourne verticalement. Le troisième type de mouvement est une combinaison des deux premiers. Tout mouvement qui ne suit pas ce principe est une déviation. Donc, lorsque nous faisons la forme chaque jour, nous essayons de trouver et de réduire nos écarts par rapport au principe du Taiji.

En réalité, il est impossible d’éviter toute déviation et la durée de vie ne suffit pas, mais c’est le principe qui guide notre entrainement. Même les machines les plus avancées et les plus précisément conçues ont une certaine déviation. Il est tout à fait naturel d’avoir des écarts, mais comme nous le réduisons, tout s’améliore, nous devenons plus forts, plus équilibrés et plus fluides.

SM: Master Chen, après toutes ces années, vous sentez-vous toujours que votre Taiji s’améliore?

CXW: tous les jours. Chaque jour, dans ma forme, il y a moins d’écart. Chaque jour, j’ai des questions sur lesquelles je travaille et chaque jour des réponses. Depuis 1980, j’ai découvert le principe que j’améliore toujours: plus équilibré, le Dantien plus fort, le Qi plus fluide. l’apprentissage du Taiji ne se termine jamais, il y a toujours plus à découvrir et vous pouvez toujours vous améliorer.

SM : Juste une dernière chose Master Chen. Quels sont vos espoirs pour l’avenir de votre Taiji?

CXW: Après toutes mes décennies de formation et d’enseignement de Taiji, je regarde en arrière et je vois tous les mauvais virages que j’ai faits. Maintenant, je me rends compte que tout est pareil et vient des mêmes principes. Après toutes mes expériences, je me rends compte que la méthode est en fait du compliqué au simple. Mon but est de signaler les erreurs où les étudiants peuvent facilement perdre leur chemin, pour rendre leur chemin plus clair pour eux. Si je peux simplement aider les gens à améliorer leur Taiji, je serai très heureux et tous mes souhaits se seront réalisés.

SM: C’est génial. Merci beaucoup pour votre temps, Maître Chen.

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BEBE FAIT DU TAI CHI !

Posté par spiritus le 15 janvier 2017

Le Xinjia (forme moderne) du taï chi chuan style chen exécuté par un adorable petit bambin !

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TRAITE SUR LE TAIJIQUAN DE WANG ZONGJUE

Posté par spiritus le 2 janvier 2017

Traité sur le Taiji Quan de WANG Zongyue 
(1795? – un des fondateurs du Taiji Quan)
Traduit par YAN Xinming
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(L’énergie du) Taiji vient du Wuji (dont le sens général est le vide absolu. Dans la boxe, elle signifie la relaxation absolue). Telle une mère, elle donne naissance au Yin et au Yang qui apparaissent séparément dans les mouvements et disparaissent au repos.
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Ne répondez d’une attaque (de l’adversaire) qu’au moment précis du repli de son mouvement par une énergie ni trop forte ni pas assez. Accélérez aisément son attaque : cette technique s’appelle «aller». Étouffez doucement ses mouvements : cette technique s’appelle «adhérer». A la rapidité, répondez par la rapidité, à la lenteur, répondez par la lenteur. Les techniques sont variées mais le principe est unique.
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(L’acquisition de l’énergie du Taiji Quan se fait) par l’habileté de chaque mouvement  (1er niveau) qui évolue progressivement à une compréhension de l’énergie interne  (2ème niveau) ; puis, par savoir maîtriser dans la pratique cette énergie, qui permettra d’atteindre finalement la clairvoyance fusionnée avec la puissance surnaturelle du Taiji Quan (3ème niveau). Mais il est difficile voire impossible de connaître ce processus sans des efforts continus.
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Commandez droitement vers le haut votre énergie en utilisant votre menton, et descendez dans le ventre votre respiration. (Cette position constitue l’énergie du Taiji qui maintient un équilibre parfait.)
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Tantôt dissimulée tantôt manifeste, (cette énergie) vide votre gauche quand l’attaque vient de gauche et relâche votre droite si l’attaque vient de droite. Cela vous donne l’avantage (sur l’adversaire). S’il attaque par le haut, répondez souplement plus haut que lui ; par le bas, plus bas que lui ; rendez sans but ses avancées et sans issue ses reculs. (La qualité de cette énergie) permet d’absorber une force même celle légère comme une plume ou comme une mouche. L’adversaire ne me comprend pas, mais moi si.
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Ce chemin établit un héros sans rival.
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Les autres arts de combat sont nombreux. Malgré leurs différentes méthodes, ils ont tous au principe commun selon lequel le plus fort écrase les faibles et le plus rapide triomphe des lents. Or ce ne sont là que des capacités innées et primitives et non celles d’un homme civilisé et raffiné.
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L’adage « quatre onces entraînent mille livres » illustre le principe selon lequel on peut remporter la victoire sans la nécessité d’une force musculaire développée. Quand on voit un vieillard qui vainc à lui seul plusieurs attaquants, peut-on dire que c’est grâce à sa rapidité ou à sa force ?
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Soyez debout tel le centre d’une balance enracinée au sol et agile telle une roue qui tourne. Si votre corps possède un point d’équilibre, vous pourrez poursuivre l’adversaire ; mais si vous avez deux points d’équilibre (cas initial de l’homme), c’est  l’adversaire qui vous chassera. Ce que des pratiquants de Taiji Quan qui, malgré de nombreuses années de pratique, ne peuvent toujours pas faire fondre la force d’une attaque, et demeurent contrôlés par l’adversaire, c’est qu’ils n’ont pas encore compris l’erreur qu’ils faisaient : avoir deux points d’équilibre. (L’homme peut être culbuté parce qu’il a deux points d’équilibre, mais le ballon n’en possède qu’un et ne tombe jamais.)
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Pour éviter une telle erreur, il faut connaître la nature du Yin et du Yang qui se séparent lors des mouvements. (Par exemple,) quand ta main a adhéré à un adversaire, ce doit être tes pieds qui absorbent sa force. Cela est le fondement du « yang dans yin et yin dans yang » qui exprime que la force et l’agilité des jambes peuvent, (sous certaines conditions,) se manifester dans les bras et vice versa.
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Lorsqu’on peut sentir le Yin-Yang qui se complète mutuellement dans les mouvements, alors on peut dire qu’on a compris ce qu’est l’énergie interne du Taiji Quan.
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Après l’avoir compris, plus on s’exerce, plus on acquiert d’habileté. Encore faut-il étudier attentivement la manifestation de cette énergie dans chaque mouvement, puis l’on arrivera peu à peu à ce que le corps suive entièrement les désirs de l’esprit.
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L’idée fondamentale pour apprendre le Taiji Quan est qu’il faut s’oublier et éprouver les attaques. Beaucoup ont mal interprété ce principe, tout en s’excitant sur l’acquisition de l’énergie surnaturelle du Taiji Quan, et tout en oubliant qu’elle n’est rien d’autre qu’une [forme de relâchement] . Comme dit l’adage : « le moindre faux pas au début équivaut à un écart de mille kilomètres à la fin ». Que les disciples y réfléchissent minutieusement !

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http://www.yanxinming.com/2012/04/traite-sur-le-taiji-quan-de-wang.html

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LA SANTE DANS LA CULTURE CHINOISE

Posté par spiritus le 20 septembre 2016

Les gens modernes prêtent beaucoup d’attention à leur santé. En général, ils comptent sur le sport quotidien et la médecine moderne. Il existe une autre voie pour se maintenir en bonne santé. En chinois, on dit : « cultiver sa moralité, c’est préserver sa santé ».

Dans le Yijing (le livre des transformations), il y a une phrase qui dit  : « le fonctionnement de la loi du ciel est le plus sain, si l’homme suit la loi du ciel, alors il deviendra naturellement fort et sa vie ne cessera pas. »

L’homme est né entre la terre et le ciel. Il est normal qu’il se conforme à la loi du ciel. La vraie conformité, c’est de cultiver sa morale.

Un médecin très connu sous la dynastie des Tang avait écrit dans son livre : « Si l’homme est de mauvaise morale, bien qu’il prenne des élixirs de longue vie, il ne pourra prolonger sa vie ; par contre, si l’homme est de bonne moralité, sa vie sera longue et heureuse sans qu’il prenne de médicaments. C’est cela le point essentiel pour préserver sa santé. »

Le vrai moyen de ménager sa santé est d’attacher de l’importance à la moralité et de faire des choses bienveillantes, comme le relèvent beaucoup de méthodes de Qi Gong. Au moins de cette manière, on peut retrouver sa santé et prolonger sa vie. Un tel homme aura un grand coeur et de l’esprit, qu’on le chérisse ou qu’on l’insulte, il ne s’effraiera pas. Un homme de morale noble avec une grandeur d’esprit ne s’enthousiasmera pas pour le gain ni ne s’attristera pour la perte et vivra tranquillement. Ce mode de vie sera très bon pour sa santé.

Selon le raisonnement de la médecine chinoise traditionnelle, la joie nuit au coeur, la colère nuit au foie, la crainte nuit au reins, la tristesse et l’inquiétude nuisent à la rate, la pensée et la réflexion nuisent aux poumons. C’est pourquoi quand on est très en colère, on a mal au foie ; quand on a très peur, on ne contrôle pas ses urines ; quand on a trop de pensées et d’inquiétudes, on tousse souvent.

 

FEI FREE

La « Sainte Trinité » des valeurs morales inhérentes au confucianisme, bouddhisme et taoïsme sont  :

1 – La recherche de vérité ou d’authenticité (Zhen)

2 – La bienveillance (Shan)

3 – Le pardon (Ren)

 

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