HISTOIRE DU TAI CHI CHUAN

Posté par thierryschneyder le 26 août 2010

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On désigne souvent comme pére légendaire du Taïjiquan, l’ermite taoïste du Mont Wudang, Chang San Feng qui vécut au 13ème siècle sous la dynastie des Ming. On dit de lui qu’il fut un personnage extraordinaire : Combattant redoutable, mage, devin, médecin et alchimiste, il aurait fondé les bases du Taïjiquan après avoir observé le combat d’une pie et d’un serpent. Il aurait comprit là, la suprématie de la souplesse sur la rigidité, de l’intention sur la volonté et la nécessité d’une alternance yin / yang. (Le lecteur comprendra ici que cette histoire ne doit pas être comprise simplement du point de vue historique mais surtout sur le plan symbolique).

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Le Taïjiquan tel que nous le connaissons aujourd’hui est de création récente. Les preuves historiques fiables ont moins de 3 siècles. Il faut comprendre par là que cet art, fut jusqu’à une époque très récente, considéré comme secret et transmis  « de bouche à bouche et de peau à peau ». Son père historique est Chen Wang Ting (1600-16?), orignaire de Chenjiagou, dans la province de Hénan. C’est avec lui que va apparaître et se développer cette pratique sous ce vocable. Après une carrière militaire, il  se consacrera aux arts martiaux, et donnera naissance au Taïjiquan, à partir de divers styles de boxe. Dès lors, la famille Chen  conservera en son sein cet enseignement, selon un système patriarcal strict. Chen Chang Xing (1771-1853), descendant direct, eut beaucoup de disciples et fut le premier à accepter des disciples étrangers à la famille,  notamment  Yang Lu Chan (1799-1872), fondateur de l’école Yang, style très répandu qui est une adaptation ou une création dérivée – comme les autres styles -, du Taïjiquan de l’école Chen.